<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Tir mortel sur un forcené à Evron : la garde à vue du gendarme levée

Photo : Arme de service. Photo d'illustration.

14 octobre 2026 | Vie des personnels

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Tir mortel sur un forcené à Evron : la garde à vue du gendarme levée

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La garde à vue du gendarme auteur d'un tir mortel sur un homme armé d'un couteau, dimanche 11 octobre à Evron (Mayenne), a été levée mardi. Selon le parquet de Laval, l'enquête de l'IGGN établit à ce stade une menace physique directe dans une cage d'escalier exiguë.

Le parquet de Laval l’a annoncé mardi 13. La garde à vue du militaire est levée. Les premières investigations de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) éclairent les conditions dans lesquelles le tir est intervenu, à savoir dans une cage d’escalier étroite. L’individu a menacé physiquement les gendarmes en brandissant un grand couteau et en avançant vers eux, précise le magistrat. Ces constatations valent « à ce stade » selon l’Agence France Presse.

Les faits remontent à dimanche dernier. Un homme de 42 ans s’était retranché dans un appartement d’Evron, commune de 8 000 habitants. À l’arrivée des gendarmes, il se serait montré menaçant, couteau en main, dans les parties communes de l’immeuble. Un gendarme a alors ouvert le feu. La balle l’a atteint à l’abdomen. Malgré les tentatives de réanimation, l’homme est décédé.

Une enquête de flagrance a été ouverte pour « violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Elle a été confiée à l’IGGN. Le tireur avait été placé en garde à vue, comme c’est systématiquement le cas en pareilles circonstances.

Hémorragie interne

L’autopsie, pratiquée à l’institut médico-légal d’Angers, confirme la cause du décès, une hémorragie consécutive au tir.

La levée de la garde à vue ne clôt pas la procédure. « Les investigations se poursuivent pour continuer de préciser les circonstances de ce tir », indique le parquet. L’enquête devra déterminer si l’usage de l’arme respectait les exigences d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité fixées par l’article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure, ou relevait de la légitime défense.

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