Une gendarme a été placée en garde à vue, lundi 30 mars 2026, par l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN). L’enquête concerne un tir mortel survenu en novembre 2025.
Ce 5 novembre, il est 22 heures quand les gendarmes reçoivent un appel pour un homme souffrant de troubles psychiatriques, en pleine crise dans la commune de Sainte-Rose, située dans l’est de l’île de La Réunion. Le retraité de 68 ans refuse sa prise en charge. Il menace aussi l’équipe médicale du Samu venu l’aider. Le médecin envisageait son hospitalisation sous contrainte.
Armé d’un couteau, il fait des aller-retours entre son balcon et l’appartement. Lorsque la patrouille de gendarmerie, composée de deux femmes militaires de la brigade locale se présente à sa porte, il refuse de leur ouvrir et de les laisser entrer.
Sur ordre d’une des gendarmes, officier de police judiciaire, les pompiers forcent alors la porte. L’homme, toujours menaçant, part se cacher. Les gendarmes progressent alors dans l’appartement. Elles trouvent l’homme dans son lit, caché sous sa couette. Après des injonctions, des tentatives d’ôter la couette sous laquelle l’homme se cachait avec son couteau, et l’usage moyens de force intermédiaire, dont un Pistolet à impulsion électrique (PIE) qui reste inefficace, une des gendarmes effectue un tir unique. L’homme, blessé, succombera à ses blessures une trentaine de minutes plus tard.
Deuxième convocation
Après avoir fait usage de son arme, la gendarme est immédiatement placée en garde à vue. Une enquête avait alors été ouverte pour « violence avec arme ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner ». Une seconde, également pour « menaces de mort matérialisées par une arme et violences avec arme sans ITT » pour le retraité, poursuites abandonnées car le mis en cause est décédé.
La gendarme avait été entendu au lendemain des faits par la section de recherches de Saint-Denis, co-saisie par l’IGGN. L’Inspection générale vient de la reconvoquer ce 30 mars 2026, pour un deuxième placement en garde à vue. L’enquête doit servir à déterminer le déroulement précis de l’intervention et l’éventuelle part de responsabilité de la militaire auteure du coup de feu. Selon nos confrères de Zinfos974, il est question des conditions d’intervention. Et notamment de savoir si la gendarme a agit sous l’effet de la panique. L’enregistrement de sa caméra piéton devrait être utile pour le déterminer.
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