Le 7 février 2026, une vidéo circule sur les réseaux sociaux. On y voit un homme insulter les gendarmes avant de voler la caméra piéton de l’un d’eux.
Sur les images, un homme s’approche de deux gendarmes en les filmant. Il les invective vigoureusement et les menace de mort. S’apercevant qu’il est enregistré par la caméra piéton fixée sur le gilet d’un des militaires, il s’empare alors de l’enregistreur vidéo.
Diffusées il y a quelques jours sur X (ex-Twitter), les images avaient fait le buzz. Cette vidéo de 50 secondes cumulait en effet plus de 200.000 vues le jour de sa diffusion. De nombreux internautes s’interrogeaient alors sur le calme et l’absence de réaction des militaires.
Rapport de force défavorable
Dans un communiqué, la Gendarmerie révèle tout d’abord que la vidéo remonte au mois de février 2024. Une patrouille de gendarmes de la brigade de Sommières (Gard) intervenaient alors pour des violences et des troubles du voisinage. Le signalement reçu évoquait une rixe opposant possiblement une vingtaine de personnes. Mais en arrivant sur place, l’équipe de premiers à marcher (Pam), composée de deux gendarmes, constate finalement la présence d’une quarantaine de personnes.
Compte tenu du rapport de force très défavorable, les gendarmes sollicitent l’envoi de renforts. Ils tentent en parallèle d’engager le dialogue « pour calmer les esprits ». C’est à ce moment qu’un homme les prend violemment à partie. Au moment des faits, les militaires n’ont donc pas répondu « aux provocations pour ne pas attiser les tensions », explique la Gendarmerie.
#PointDeSituation 🔴 Une vidéo montrant l’intervention de #gendarmes circule actuellement.
👉 Afin d’apporter les éléments de contexte nécessaires, nous publions un communiqué de presse détaillant les circonstances de cette intervention. pic.twitter.com/cCJhk8g4e2— Gendarmerie nationale (@Gendarmerie) February 7, 2026
Dès le lendemain, l’auteur du vol de la caméra piéton a été interpellé
À l’arrivée des renforts, il ne reste plus que quelques personnes sur place relate la Gendarmerie. La caméra est par ailleurs récupérée auprès d’un tiers. Les deux auteurs principaux des violences et outrages, un père et son fils, ne sont plus présents sur les lieux. Ils ont toutefois pu être clairement identifiés.
Aussi, dès le lendemain matin, l’homme est interpellé et placé en garde à vue pour violences, outrages et menaces. Tout comme son fils. La compagne de ce dernier, est également interpellée pour des violences commises lors de l’interpellation des deux mis en cause.
À l’issue de leur garde à vue, le père et le fils ont respectivement été condamnés à six mois de détention avec mandat de dépôt, et quatre mois d’emprisonnement avec sursis, précise la Gendarmerie. La compagne du fils a écopé d’une condamnation à six mois d’emprisonnement avec exécution différée.
FS, avec LP
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