<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Nouvelles brigades de gendarmerie : leur déploiement se poursuit

Photo : Seule une faible partie de ces 200 nouvelles brigades devrait être des unités "en dur", la priorité étant donnée à la mobilité pour plus de proximité avec la population. (Photo: Archive L'Essor)

5 juin 2026 | Vie des personnels

Temps de lecture : 2 minutes

Nouvelles brigades de gendarmerie : leur déploiement se poursuit

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Le déploiement des 239 nouvelles brigades de gendarmerie se poursuit au gré des aléas budgétaires et logistiques. Dernier exemple en date, avec une brigade mobile officialisée dans le Gard.

Annoncées par le président de la République en octobre 2023, les nouvelles brigades de gendarmerie continuent de voir le jour. Initialement estimé à 200, leur nombre a finalement un peu augmenté pour atteindre 239 nouvelles unités. Leur déploiement doit s’étaler sur plusieurs années jusqu’en 2028. Il reste toutefois dépendant des moyens disponibles pour la Gendarmerie, tant humains et que financiers.

L’une des dernières création en date est celle de la « brigade territoriale mobile (BTM) Cévennes – Garrigues« . Officialisée le 1er mai dernier, elle doit –selon nos confrères de Midi Libre– s’implanter à Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard) d’ici l’automne 2026. Installée dans les anciens locaux du Trésor Public de la commune, elle comptera six gendarmes. 

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De nouvelles brigades essentiellement « mobiles »

Toutefois, ces locaux ne serviront que de camp de base aux militaires. La vocation première de l’unité est d’aller au contact de la population dans la cinquantaine de communes de sa circonscription. Une vaste zone qui s’étend sur les secteurs gardois des Cévennes et des Garrigues. Elle n’a donc pas vocation à accueillir du public, nous confirme la compagnie de gendarmerie de Vigan, dont dépendra la BTM. D’ailleurs, une brigade territoriale est déjà implantée dans la commune. Celle-ci, fixe, continuera donc d’assurer cette mission d’accueil. Tandis que les gendarmes de la BTM assureront prioritairement « une présence quotidienne au plus près des habitants », rapportent nos confrères.

L’objectif est de renforcer la sécurité dans les territoires ruraux éloignés des unités traditionnelles. Notamment par la présence accrue de gendarmes au plus près des habitants. En cas de besoin, les six militaires de cette nouvelle unité pourront bien entendu prêter mains fortes à leurs camarades des différentes unités territoriales du secteur.

Ce modèle n’est pas un cas isolé. Sur l’ensemble des 239 nouvelles unités annoncées, près des deux tiers (144) sont des brigades mobiles. Leurs appellations varient toutefois suivant les régions et les groupements. Les autres (95) seront principalement des brigades « fixes ». Implantées dans des bâtiments neufs ou réhabilités, certaines seront des brigades territoriales classiques, tandis que d’autres auront une spécialisation comme par exemple la casquette « environnement ».

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Des créations peu au goût de la Cour des comptes

Inscrites dans la Loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi), ces créations de nouvelle brigades doivent bénéficier d’un “effort budgétaire sans précédent” de 15 milliards d’euros sur cinq ans. Mais une partie de cette enveloppe doit aussi servir à améliorer la situation de l’immobilier en Gendarmerie, déjà largement en crise.

En février 2026, la Cour des comptes avait d’ailleurs étrillé le plan de création des nouvelles unités. Les Sages de la rue Cambon appelaient carrément à suspendre le programme. À la place, ils invitaient plutôt l’exécutif à concentrer les efforts sur l’existant, en mutualisant si besoin certaines unités. De fait, les moyens alloués à l’immobilier en Gendarmerie sont précieux. Face à une « dette grise » de plus de deux milliards d’euros, le retard à rattraper pour la rénovation des casernes et leur gestion est immense. Pire, le système plébiscité ces dernières années, favorisant la location de locaux construits par des bailleurs sociaux pour le compte de collectivités, aggraverait même davantage la situation. A terme, la crainte est de voir la totalité de l’enveloppe dédiée à l’immobilier absorbée par les loyers toujours plus nombreux et onéreux.

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