Une caserne de gendarmerie visée par des tirs dans les Ardennes

Photo : Le panneau lumineux « Gendarmerie », présent devant la brigade de Vouziers comme devant chaque caserne de France, a lui aussi été endommagé par un tir. (Photo d'illustration : L.Picard / L'Essor)

20 avril 2026 | Vie des personnels

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Une caserne de gendarmerie visée par des tirs dans les Ardennes

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Ces tirs, qui ont visé en pleine nuit la caserne de gendarmerie de Vouziers (Ardennes), n'ont pas fait de blessé.

La caserne de gendarmerie de Vouziers, dans les Ardennes, a été visée dans la nuit de vendredi 17 à samedi 18 avril 2026 par des tirs qui n’ont pas fait de blessé, ont indiqué la préfecture des Ardennes et le parquet de Charleville-Mézières.

Ces « tirs d’arme à feu » sont survenus « dans la nuit de vendredi à samedi, vers 0h40 », selon la préfecture, confirmant une information du quotidien L’Ardennais. Les locaux de services de la caserne étaient alors vides.

La caserne, appelée « Quartier Savary », héberge plusieurs unités de gendarmerie. À commencer par l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 33/7. Mais aussi la compagnie de gendarmerie départementale et la brigade territoriale de Vouziers. C’est cette dernière qui semble avoir été plus spécifiquement la cible des tirs. Cette emprise domaniale accueille aussi les logements d’une partie des militaires et de leurs familles.

Au moins quatre impacts de balles ont été relevés en trois endroits du bâtiment, a précisé à l’AFP la procureure de Charleville-Mézières, Magali Josse. Au moins deux balles, selon une photographie qu’a pu consulter L’Essor, ont atteint la porte d’entrée de la brigade. Une autre a touché l’interphone mis à disposition du public pour accéder à l’unité. Le quatrième impact a endommagé l’enseigne lumineuse « gendarmerie », présente devant toutes les casernes.

Enquête pour dégradation ou détérioration après les tirs sur la caserne

Le parquet de Charleville-Mézières a ouvert une enquête pour « dégradation ou détérioration d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes, commise en raison de la qualité de personne dépositaire de l’autorité publique de son propriétaire ou utilisateur », a précisé la magistrate. Les investigations ont été confiées à la section de recherches de Reims, en co-saisine avec la brigade de recherches de Rethel, a-t-elle ajouté. Pour l’heure, aucune interpellation n’a eu lieu dans cette affaire. Une expertise balistique est également en cours.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a apporté sur X (anciennement Twitter) « toutes (ses) pensées et (son) soutien aux militaires de l’escadron et à ceux de la compagnie et de la brigade ». Il porte également « une attention particulière » aux familles qui y vivent. « Les auteurs de ces faits inacceptables répondront de leurs actes », a-t-il promis.

La Gendarmerie « a pu accueillir du public (samedi) comme prévu », a souligné la procureure.

(Avec l’AFP)

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