20 à 30 cambriolages potentiellement liées à la fuite de données qui avait touché la Fédération de tir en octobre dernier. C’est ce qu’a annoncé ce mercredi Laurent Nunez, le ministre de l’intérieur. En janvier, un jeune homme avait été mis en examen pour ce vol de données.
Données vendues sur le marché noir
Un vol de données massif avait touché en octobre 2025 la Fédération de tir. 250 000 licenciés et 750 000 ex-licenciés ont vu leurs informations dérobées. La fédération avait alors exhorté ses adhérents à redoubler de vigilance. Selon elle, les cambriolages « sont directement liés à des données qui ont été vendues sur le darknet ». Celles-ci contenaient des informations d’état civil, des coordonnées complètes et des numéros de licence.
Armes dérobées
Les malfaiteurs se sont servis des informations volées pour commettre des vols par effraction et de l’usage de fausse qualité (gendarme ou policier) notamment dans le but de dérober des armes. La fédération avait alors rappelé que les visites des autorités, concernant les conditions de stockage des armes, étaient prévues à l’avance.
Selon l’AFP plusieurs villes ont été touchées. Des vols ont été constatés à Nice et à Paris et Limoges.
Les vols de données concernant des fichiers liés aux armes sont de plus en plus fréquents. En janvier 2026, la Fédération des chasseurs puis le Système d’information sur les armes (le SIA) en mars ont tous deux été piratés. Dans les deux cas, les données volées contenaient des informations personnelles sur les détenteurs.
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