Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, lance ce 7 avril 2026 une nouvelle campagne contre le protoxyde d’azote. Une action qui vise surtout à sensibiliser avec la mise en place d’un spot vidéo de prévention et de visuels.
Lors de son passage sur le plateau télé de TF1, le 25 mars 2026, Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur avait entendu renforcer la répression du protoxyde d’azote. Il a alors évoqué la création de trois nouveaux délits : l’inhalation, la conduite et enfin le transport. Présenté sous le nom de « Ripost », ce projet de loi s’accompagne donc d’une nouvelle campagne de prévention.
Toucher les jeunes
La campagne cible en priorité les jeunes. Des visuels ont été publiés « sur les réseaux sociaux dès le 7 avril », aujourd’hui donc. La ministre déléguée souhaite déclencher une « prise de conscience » des jeunes sur les dangers de ce gaz qui « n’est pas un jeu ».
Par la suite, un spot de prévention sera diffusé à partir du 12 avril 2026 sur les chaînes de télévision (TF1, M6, France TV) ainsi que sur les plateformes numériques.
« Il faut être trash »
Le ton est assumé. « Il faut être trash » affirme une lycéenne citée dans un communiqué du gouvernement. Ligne reprise par Marie-Pierre Vedrenne « pour montrer sans filtre les dangers et dommages irréversibles causés par « un ballon ».
Ce choix répond à une volonté de marquer les esprits. Le protoxyde d’azote reste perçu comme anodin par une partie des jeunes. La campagne mise donc sur des images directes, montrant les conséquences physiques et les accidents liés à sa consommation, pour rompre avec l’image festive du gaz hilarant.
Pour élaborer cette campagne, la ministre déléguée est allée à la rencontre des acteurs de terrain, notamment les forces de l’ordre. Gendarmes et policiers seront en première ligne dans l’application des nouvelles mesures du projet « Ripost », qui prévoit plusieurs délits.
L’inhalation pourrait être punie d’un an de prison et de 3 750 euros d’amende. Le transport, de deux ans de prison et 7 500 euros d’amende. La conduite, de trois ans de prison et 9 000 euros d’amende. Enfin, la vente serait sanctionnée de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende, avec une possible fermeture administrative des commerces.
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