Les policiers viennent d’interpeller, après dix jours de cavale, un homme se faisant passer pour un gendarme. Déjà connu des services de police, il détenait l’équipement de dotation des gendarmes. Le tribunal de Rouen l’a condamné à seize mois de prison ferme. Une affaire détaillée dans un communiqué de la Police et relatée par Paris-Normandie et France3.
Le 1er mars 2026, des policiers repèrent un homme au volant d’une Peugeot grise, équipé d’un gyrophare et d’un deux tons. Les agents décident alors de l’interpeller mais celui-ci refuse d’obtempérer et prend la fuite. Dans son véhicule, les policiers retrouveront l’équipement du gendarme : uniforme, réplique du pistolet de service Sig Pro, vraie carte professionnelle volée. Le fuyard sera interpellé à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) le 11 mars 2026 après dix jours de cavale. Durant cette période, il aurait traversé plusieurs départements dont la Seine-Maritime, les Yvelines et l’Eure. C’est bien le premier gendarme a avoir connu autant d’affectations dans un laps de temps aussi court !
Seize mois de prison ferme
Originaire de la commune d’Elbeuf près de Rouen, il était déjà connu de la justice pour des faits similaires. Deux jours après son arrestation, le tribunal de Rouen lui a infligé seize mois de prison ferme : huit mois pour cette affaire et huit mois mois après la révocation de son sursis pour une première affaire identique. Une potentielle reconversion, cette fois-ci dans l’Administration pénitentiaire, semble désormais hors de portée.
Les faux gendarmes ou les faux policiers constituent un phénomène aussi ancien que l’histoire des pandores et des flics. Certains sont simplement attirés par le prestige de l’uniforme. D’autres – les plus nombreux – pour commettre des escroqueries à la fausse qualité qui se traduisent par des vols au domicile de personnes âgés. D’autres enfin pour stopper sur la route des camions contenant du matériel audiovisuel ou des téléphones portables et s’emparer des colis.
L’usurpation d’identité fait plus de 300 000 victimes chaque année. L’usurpation de fonction, comme pour les faux gendarmes ou les faux policiers, est passible de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.
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