Selon les informations de L’Essor, le colonel Nicolas Philippotin vient de prendre le commandement de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH). Il remplace le général de brigade Jérôme Pichard. Celui-ci, nommé le 1er octobre 2025 à la tête de l’OCLCH, a quitté son poste quatre mois plus tard. Depuis le 1er février 2026, il se trouve en effet affecté comme chargé de mission au pôle de stratégie générale de la Direction des opérations et de l’emploi (DOE) à la direction générale de la Gendarmerie.
Le colonel Philippotin, saint-cyrien, était auparavant sous-directeur de l’accompagnement du personnel à la direction générale. Un poste occupé après celui d’adjoint au sous-directeur de la sécurité publique et de la sécurité routière.
Propos à connotation raciste
Le Parisien avait révélé, fin février 2026, que le général Pichard aurait tenu des propos à connotation raciste dans les locaux de l’OCLH à Paris. Cet officier général, saint-cyrien et spécialiste de police judiciaire, avait pris la tête de l’OCLCH le 1er octobre 2025. Il avait obtenu ses deux étoiles de général de brigade un mois auparavant.
À la suite de ces propos, l’Inspection générale de l’Arme a ouvert une enquête administrative. Ces propos détonnaient en effet dans ce service. Historiquement, l’OCLCH traque depuis 2013 les génocidaires et les criminels de guerre dans le monde. Depuis quatre ans, l’OCLCH se voit aussi chargé d’enquêter sur les « crimes ou délits motivés liés à l’appartenance réelle ou supposée de la victime à une race, une nation, une religion ou à raison, réelle ou supposée, de son orientation sexuelle ou de son identité de genre ».
Compétence universelle
L’OCLCH est l’un des quatre offices centraux dirigés par un officier de gendarmerie. Les dix autres offices centraux ont à leur tête des policiers. L’OCLCH applique pour la France le principe de la compétence universelle instituée par le Statut de Rome. Ce principe, en droit international, permet à un État d’exercer sa juridiction à l’égard de crimes, comme les génocides, dans l’intérêt de la communauté internationale.
Depuis son extension de compétences en décembre 2021, l’office est également devenu un acteur majeur dans la lutte contre les crimes de haine sur le territoire national. L’OCLCH comprend une quarantaine de gendarmes et de policiers. Ils suivent actuellement quelque 200 dossiers.
PMG










