Les agents de sûreté SNCF et RATP autorisés à porter un pistolet à impulsions électriques à titre expérimental

Photo : Avec ses dix cartouches individuelles, le pistolet à impulsion électrique (PIE) Taser 10, dernier né de la famille Taser, porte plus loin, tire plus vite et avec davantage de précision. (Photo: Axon)

19 février 2026 | Opérationnel

Temps de lecture : 2 minutes

Les agents de sûreté SNCF et RATP autorisés à porter un pistolet à impulsions électriques à titre expérimental

par | Opérationnel

Une partie des agents des services internes de sécurité de la SNCF pourront se voir équiper d'un pistolet à impulsions électriques (PIE) de type Taser.

Dans la continuité des travaux de la loi du 28 avril 2025 relative à la sûreté dans les transports, et afin de renforcer les capacités d’intervention dans les situations à risque, des agents des services de sécurité de la SNCF et de la RATP vont pouvoir compléter leur arsenal par un pistolet à impulsions électriques (PIE).

Un décret du 13 février 2026, publié jeudi au Journal officiel, annonce que l’expérimentation de cet arme non létale, dite « de force intermédiaire », durera trois ans. Le ministre des Transports Philippe Tabarot souligne, dans un communiqué que « si la délinquance dans les transports » est à son niveau le « plus bas depuis 2016, (…) les faits restent nombreux ».

Dans les gares, les trains, les métros et les couloirs

Le gouvernement autorise donc le port d’un pistolet à impulsions électriques (PIE) par ces agents. La Sûreté ferroviaire de la SNCF (anciennement « Service de surveillance générale » qui a conservé l’acronyme de « Suge« ) compte 3.200 agents. Le Groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR) de la RATP en regroupe un millier. Certains de ces agents sont déjà formés et habilités pour porter une arme létale. Ainsi des agents de la Suge portent actuellement un pistolet semi-automatique de 9 mm, le Sig Sauer P320. Des agents du GPSR disposent du pistolet XDM-9, également de 9 mm.

Autorisation individuelle et formation continue

Le port du PIE sera soumis à une autorisation individuelle délivrée par le préfet, après une formation obligatoire de l’agent. Le maintien de cette autorisation sera conditionné au suivi d’une formation continue. Des arrêtés fixeront le nombre maximal d’agents qui expérimenteront du PIE et le contenu des formations à son usage. Dans un premier temps, dix pour cent des agents de la sûreté ferroviaire se verront équiper du PIE, a précisé ce jeudi matin sur TFI le ministre des Transports. Par ailleurs un autre arrêté précisera les règles encadrant l’emploi du PIE dans des environnements « présentant des risques spécifiques« . Comme la proximité de lignes ou de rails électriques, des espaces exigus, ou l’affluence des usagers.

Un comité ad hoc, à l’issue de la période d’expérimentation, rendra alors un rapport. À la vue des conclusions de ce rapport, le gouvernement apprécier a alors « ’opportunité de pérenniser » le port du PIE par des agents de la Suge ou du GPSR.

Le Taser 10, modèle de dernière génération

Avec ses dix cartouches individuelles, le pistolet à impulsion électrique (PIE) Taser 10, dernier né de la famille Taser, porte plus loin, tire plus vite et avec davantage de précision. (Photos: Axon - assemblage: L'Essor)

Avec ses dix cartouches individuelles, le pistolet à impulsion électrique (PIE) Taser 10, dernier né de la famille Taser, porte plus loin, tire plus vite et avec davantage de précision. (Photos: Axon – assemblage: L’Essor)

Selon les informations de L’Essor, le PIE qui équipera la SNCF et la RATP est le Taser 10 de la société américaine Axon. Ce PIE de dernière génération possède une portée de 13,60 mètres. Outre sa portée augmentée, le Taser 10 dispose de 10 cartouches individuelles. Utilisé avec l’écosystème Axon, la sortie de son étui déclenche automatiquement la caméra piéton portée par l’agent. Quelque 20.000 PIE Taser, de générations précédentes, équipent déjà policiers et gendarmes, policiers municipaux et agents de l’Administration pénitentiaire.

PMG

Lire aussi: Le Taser 10, testé par les gendarmes à Saint-Astier, limite le risque de blessures graves

La question du mois

Faut-il augmenter les peines encourues en cas de refus d’obtempérer aggravés ?

La Lettre Conflits

La newsletter de l’Essor de la Gendarmerie

Voir aussi