Deux adolescents soupçonnés d’avoir jeté un bloc de béton depuis un pont surplombant une route bretonne, tuant le passager d’une voiture, dorment en prison. Les procureurs de la République de Saint-Malo et de Rennes viennent de donner des détails sur l’enquête des gendarmes.
Dans la nuit du 28 au 29 octobre 2024, des automobilistes alertent les gendarmes de jets de projectiles depuis ce pont enjambant la RN 176 à Quévert, près de Dinan (Côtes-dArmor). Les projectiles touchent les deux voitures. Un plot de béton tue William Buis, 21 ans, assis sur le siège passager d’un véhicule. Le bloc de béton blesse grièvement un autre homme. Deux individus avaient bien été aperçus sur le pont mais personne n’avait été interpellé, déclare alors le procureur de la République de Saint-Malo Fabrice Trémel. Les prélèvements, puis les analyses, permettent d’identifier deux profils génétiques masculins sur des objets retrouvés sur place, dont des balles de golf.
Repérés par la police neuf mois après le jet du bloc de béton
Neuf mois plus tard, en juillet, 2025 la police repère trois adolescents de 17 ans jetant des ballons gonflables remplis d’eau sur des voitures depuis un pont. L’un d’eux porte dans son sac des pierres et une balle de golf, objets similaires à ceux découverts sur la RN176 et manifestement jetés du pont le 28 octobre 2024. L’enquête démontre ensuite que deux d’entre eux se trouvaient à Quévert ce soir-là.
Les gendarmes placent en garde à vue le mercredi 3 décembre 2024 ces deux jeunes, sans antécédents judiciaires. Ils reconnaissent avoir d’abord visé les voitures, le 28 octobre 2024, avec différents objets, dont des balles de golf. Ils disent aussi avoir touché un premier véhicule avec une pierre. L’un d’eux a ensuite soulevé un bloc de béton pour le faire tomber sur un autre véhicule.
Assignés à résidence
Les deux mineurs ont été présentés le jeudi 4 décembre au parquet de Rennes, compétent en matière criminelle. Il a ouvert d’une information judiciaire notamment pour « violences en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner« , a précisé à l’AFP le procureur de Rennes Frédéric Teillet. Lors d’une audience, le 9 décembre, le justice a décidé de les assigner à résidence sous surveillance électronique. le premier dans le Lot et le second dans l’agglomération de Rennes. Le juge des libertés et de la détention (JLD) a en effet refusé leur placement en détention provisoire, comme le souhaitait le Parquet.
(article actualisé avec l’assignation à résidence des deux adolescents)
PMG (avec l’AFP)
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