Pour le Nouvel an, le directeur général de la gendarmerie a choisi d’aller à la rencontre de gendarmes déployés dans un pays en guerre. Du 30 décembre 2025 au 1er janvier 2026, le général d’armée Hubert Bonneau, s’est en effet rendu en Ukraine, « afin de rencontrer les gendarmes déployés sur place à titre permanent ou en renfort »., relate le site de l’Institution, Gendinfo.
Réveillon avec les gendarmes
Dans la capitale, il a ainsi réuni les dix-sept militaires déployés sur place à titre permanent ou en renfort. Parmi eux figuraient les gardes de sécurité diplomatique chargés de la protection de l’ambassade et des membres du GIGN, plus spécifiquement chargés de celle de l’ambassadeur de France. Le général Bonneau a également rencontré l’attaché de sécurité intérieure et le coopérant placé auprès de la Garde nationale d’Ukraine (GNU). Enfin, les trois officiers de Gendarmerie présents dans l’European Union advisory mission étaient également présents. L’EUAM est une mission de conseil de l’UE chargée d’assister l’Ukraine dans la réforme du secteur de la sécurité civile fondées sur les normes de l’UE.
Réunions de travail
Le lendemain du réveillon, le directeur général a rencontré le commandant de la GNU, le général de brigade Oleksandr Pivnenko. « Après avoir déposé une gerbe au mémorial des gardes nationaux tombés au combat, au pied du buste du héros de l’Ukraine, le général Serhiy Kulchytsky, les deux chefs ont dressé un état de notre coopération bilatérale et des moyens d’approfondir les échanges d’expérience, notamment sur les capacités drones et lutte anti-drones », relate Gendinfo. Le site de l’Arme précise qu’un accord de coopération devrait prochainement formaliser la coopération entre ces deux forces de gendarmeries.
Enfin, le général Bonneau a participé à une réunion de haut niveau au siège de l’EUAM, avec le chef de la mission Rolf Holmboe et le commandant de la GNU, le général de brigade Oleksandr Pivnenko. Ancien patron du GIGN, le directeur général avait à ses côtés l’actuel commandant de l’unité d’élite, le général Benoît Villeminoz. La Gendarmerie française contribue activement à cette mission, notamment par l’envoi d’équipes de formateurs. Cette implication devrait s’intensifier : la gendarmerie française prendra en novembre 2026 la présidence de la Force de gendarmerie européenne (FGE ou Eurogendfor), et le DGGN a assuré que ce type d’initiatives serait particulièrement encouragé.
MG
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