C’est la première des nominations des nouveaux chefs de groupements pour l’année 2026. Le colonel Samuel Joguet prendra le commandement du groupement de gendarmerie départementale de l’Isère, à compter du 1er avril 2026. À la même date, il changera ses fourreaux pour ceux de général de brigade. Cette nouvelle affectation s’accompagne en effet d’une nomination dans la 1ère section des officiers généraux.
La décision a été prise mercredi 4 mars 2026, lors du Conseil des ministres, « sur le rapport du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur et de la ministre des Armées et des Anciens combattants ». La publication d’un décret du président de la République au Journal officiel l’a confirmée.
Issu du corps des officiers de réserve, Samuel Joguet avait intégré l’école des officiers de la Gendarmerie au début des années 2000, après avoir satisfait au concours d’admission ouvert aux officiers de réserve des trois armées et de la Gendarmerie et aux sous-officiers de carrière de gendarmerie titulaires d’un diplôme de 2e cycle de l’enseignement supérieur ou d’un diplôme d’un institut d’études politiques.
Actuellement adjoint au sous-directeur de l’anticipation opérationnelle à la Direction des opérations et de l’emploi (DOE) de la direction de la Gendarmerie, l’officier a déjà plusieurs expériences de commandements et d’états-major. Il avait par exemple dirigé le groupement de gendarmerie départementale du Loir-et-Cher de 2020 à 2023. Avant cela, il avait été détaché quatre ans au sein du groupe automobile Renault-Nissan-Mitsubishi. Il y servait en tant que chargé de mission et conseiller sécurité.
La première d’une longue liste de nominations à venir
D’ordinaire, les nominations à la tête des groupements interviennent en période estivale. D’après nos informations, les travaux de mutation sont en cours de finalisation au sein de la sous-direction du personnel officier (SDPO) de la Gendarmerie. Cette année, près du tiers des groupements vont ainsi changer de commandants.
Cette nomination anticipée s’explique toutefois par le départ du général de brigade Frédéric Massip, l’actuel patron des gendarmes de l’Isère. Un « moment de convivialité« officialisant ce départ, a d’ailleurs eu lieu mercredi 4 mars à Grenoble, au siège du groupement. Nommé général en janvier 2025, Frédéric Massip s’apprête en effet à quitter l’Institution. Selon la Gendarmerie de l’Isère, il va « désormais exercer des responsabilités à l’étranger pour une ONG ». D’après les informations de L’Essor, le général devrait rejoindre le Bangladesh, sous la bannière du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Ancien sous-officier de l’Infanterie de l’armée de Terre, Frédéric Massip avait rejoint le corps des officiers de gendarmerie après une scolarité à l’Ecole militaire interarmes. Il s’y trouvait d’ailleurs en même temps qu’Arnaud Beltrame. Le parcours du général Massip, rappelé par un autre Frédéric – le général Boudier, commandant la région de gendarmerie d’Auvergne-Rhône-Alpes –, a été unanimement salué. À commencer par l’autorité locale d’emploi, la préfète de l’Isère, qui a vanté « le professionnalisme » du patron des gendarmes isérois. Le procureur général près la Cour d’appel de Grenoble a quant à lui souligné « la loyauté du chef militaire ».










