À Bois-de-Céné (Vendée), la future brigade de gendarmerie a pris entièrement feu, dans la nuit du 21 au 22 février 2025. Selon Ici Loire Océan, la piste criminelle est privilégiée. Les bâtiments venaient juste d’être rénovés. Le temps de la construction d’une brigade définitive, ils devaient servir de bureaux temporaires pour dix gendarmes. Les militaires devaient arriver à partir du mois de septembre 2025.
Ces locaux de 160 mètres carrés ont été entièrement calcinés. Ils se trouvent en face de la mairie de cette commune de 2.200 habitants. La caserne temporaire de gendarmerie avait nécessité 120.000 euros d’investissement. La construction d’une nouvelle caserne à Bois-de-Céné fait partie du projet des 239 nouvelles brigades de gendarmerie promises par le gouvernement en 2023. Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur de l’époque, avait d’ailleurs visité le chantier de la brigade territoriale autonome. Son ouverture est prévue pour 2027.
Lire aussi : À Biganos, les flammes ravagent les futurs logements des gendarmes
Effraction et incendie volontaire
Selon le député vendéen Philippe Latombe, cité par nos confrères, « c’est un incendie volontaire« . L’élu ajoute: « cette information m’a été confirmée par le préfet de Vendée et par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau ». Des traces d’effraction ont été constatées, « une sorte de véranda qui a été forcée et qui était cassée ». « De plus, le feu s’est déclenché à un endroit où il n’y a pas de travaux électriques, donc c’est volontaire ».
La procureure de la République des Sables d’Olonne, Gwenaëlle Coto, a confirmé la piste d’un incendie volontaire, après avoir eu le retour de l’expert en charge des constatations sur le terrain. Elle souligne qu’une « fenêtre coulissante au rez-de-chaussée » a été cassée. « On va laisser le temps de l’enquête se faire, et identifier les personnes qui sont responsables ».
Le député Philippe Latombe assure que tout sera fait pour « installer une gendarmerie temporaire dans cette commune. Si ce sont des délinquants qui ont mis le feu, ça montre bien qu’il y a absolument besoin d’avoir des forces de l’ordre et des gendarmes dans le nord-ouest (de la) Vendée qui patrouillent et qui sécurisent le secteur ». Une volonté confirmée par Yoann Grall, le maire de la commune. « On va continuer à avancer et tout mettre en œuvre pour que la commune et le territoire soient équipés d’une gendarmerie temporaire ».