A Saint-Brieuc, un gendarme condamné à 1 500 euros d’amende pour des violences sur une femme

Photo : Le gendarme échappe à une peine de prison.

16 janvier 2026 | Vie des personnels

Temps de lecture : 2 minutes

A Saint-Brieuc, un gendarme condamné à 1 500 euros d’amende pour des violences sur une femme

par | Vie des personnels

Un gendarme a été condamné, le 14 janvier 2026, à une amende de 1 500 euros, dont 500 euros avec sursis, pour violences sur une femme. Le militaire était jugé par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc. Selon Ouest France, tout commence, le 1er février 2024, quand une femme entre dans l’enceinte de la gendarmerie de […]

Un gendarme a été condamné, le 14 janvier 2026, à une amende de 1 500 euros, dont 500 euros avec sursis, pour violences sur une femme. Le militaire était jugé par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.

Selon Ouest France, tout commence, le 1er février 2024, quand une femme entre dans l’enceinte de la gendarmerie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Elle suit alors le véhicule qui la précède. Elle souhaite se rendre chez un gendarme dans son logement de fonction. Ils entretiennent une relation discontinue depuis deux ans.

Le gendarmer en tenue commet des violences

La femme espère avoir une explication au sujet de leur couple. Elle le soupçonne d’entretenir une relation avec une autre femme. Mais l’entrée du domicile du gendarme lui est refusée. La femme quitte alors les lieux. Elle est poursuivie par le gendarme qui a revêtu sa tenue. Puis, « lors d’une empoignade qui présente une certaine confusion, l’homme la jette au sol, l’y maintenant de force avec une clef de bras, avant de la plaquer contre une grille », écrivent nos confrères.

A l’audience, le gendarme explique que la femme a tenté de lui prendre son téléphone professionnel et ses clefs. Il redoutait « qu’elle s’en prenne à des biens matériels ou à des véhicules stationnés ». Finalement, un automobiliste éloigne la femme du lieu de l’altercation.

Dès le lendemain, le gendarme dépose plainte. La femme fait de même le 21 février. Elle se voit aussi prescrire une ITT de 7 jours, en raison du stress psychologique subi. Elle dit vivre dans la peur. Lors de la seconde audition, le gendarme aurait montré une attitude agressive, hautaine et autoritaire à l’encontre de l’officier de police judiciaire qui l’entendait.

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Le tribunal ne suit pas les réquisitions du procureur de la République

Le procureur de la République a fustigé « les violences gratuites ». Il constate que le gendarme a suivi la femme en dehors de son appartement « pour se faire justice lui-même ». Il a aussi relevé l’attitude du militaire « qui manque à l’évidence de respect aux policiers qui l’interrogent ». « Ses états de services ne doivent pas le protéger de la justice », ajoute-t-il. Huit mois de prison avec sursis ont été requis.

En défense, l’avocat du gendarme, Me Thomas Jourdain-Demars, a plaidé une « scène irrationnelle de jalousie » déclenché par la femme qui s’est rendue au domicile du militaire.

Le tribunal n’a pas suivi les réquisitions. Il a finalement condamné le gendarme à 1 500 euros d’amende, dont 500 euros avec sursis. Il devra aussi indemniser la victime qui s’est constituée partie civile.

La question du mois

Bruno Retailleau, pour lutter contre la violence et les narcotrafics en Guadeloupe, a confirmé l’installation de « deux escadrons de gendarmerie mobile, sans enlever le peloton de la garde républicaine », mais aussi de « deux brigades nautiques », une de gendarmerie et une de police respectivement en Basse-Terre à Gourbeyre et à Pointe-à-Pitre. Pensez-vous que cela sera une réponse satisfaisante ?

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