Vers un sixième meurtre attribué au tueur en série « Le Grêlé »

Photo : Après 35 ans à passer entre les mailles du filet, François Vérove, alias "Le Grêlé", avait fini par être identifié par les enquêteurs après de nouvelles analyses. Convoqué par la police, il avait mis fin à ses jours en 2021. (Illustration: F.Mayot/L'Essor)

7 janvier 2026 | Société

Temps de lecture : 2 minutes

Vers un sixième meurtre attribué au tueur en série « Le Grêlé »

par | Société

Le tueur en série François Vérove, surnommé "Le Grêlé", pourrait se voir attribuer un nouveau meurtre grâce aux investigations dirigées par le pôle cold cases du Parquet de Nanterre.

La piste d’un meurtre commis par François Vérove, se confirme en effet pour la mort d’un homme tué par balle en 1990 à Saint-Aubin (Essonne). Cette confirmation fait suite à des analyses d’écriture, a annoncé mardi 7 janvier 2026 à l’AFP le parquet de Nanterre. L’expertise en comparaison d’écritures a conclu en effet qu’il aurait bien falsifié de sa main des chèques volés à la victime, précise le ministère public. En novembre 2024, le pôle des crimes sériels ou non élucidés (cold cases) du parquet de Nanterre avait repris le dossier du meurtre de Saint-Aubin.

Lire aussi : Tueur en série « Le Grêlé »: la piste d’une victime en Essonne étudiée

Le Grêlé : un ancien gendarme, puis ex-policier

Dans ce dossier vieux de 35 ans, de nouvelles investigations cherchent à déterminer si François Vérove a pu le tuer. Les enquêteurs avaient déjà déterminé que les traces ADN, retrouvées sur les scènes de plusieurs crimes, correspondent à son profil génétique. Cet ancien gendarme, puis ex-policier, a mis fin à ses jours en septembre 2021 après une convocation des policiers. Il est identifié comme le tueur et le violeur de Cécile, 11 ans, en mai 1986 à Paris (XIXe). Il a également étranglé un couple dans le quartier parisien du Marais en 1987.

Examen balistique

Dans le cas du meurtre en Essonne, l’examen d’une arme ayant appartenu au tueur avait renforcé la piste du « Grêlé ». « Au terme d’un rapport balistique, il apparaît que le pistolet ayant appartenu à François Vérove présente une signature balistique compatible avec la balle extraite du corps », explique le parquet. « Cette compatibilité ne signifie pas que cette balle a été tirée avec l’arme du Grêlé. La comparaison demeure impossible puisque la balle ayant servi à abattre (la victime) a été détruite », ajoute la même source.

François Vérove a donc échappé à la police pendant près de trente-cinq ans. Les enquêteurs disposaient dès la fin des années 1980 de son groupe sanguin et de plusieurs portraits-robots. Des victimes blessées et des témoins avaient aussi remarqué son visage marqué par des cicatrices de boutons, d’où son surnom « Le Grêlé ». Il a mis fin à ses jours à l’âge de 59 ans.

Avec l’AFP

Lire aussi : le récit consacré à la traque et à l’identification du Grêlé. À retrouver dans L’Essor de la Gendarmerie n°597, publié en janvier 2025

La question du mois

Bruno Retailleau, pour lutter contre la violence et les narcotrafics en Guadeloupe, a confirmé l’installation de « deux escadrons de gendarmerie mobile, sans enlever le peloton de la garde républicaine », mais aussi de « deux brigades nautiques », une de gendarmerie et une de police respectivement en Basse-Terre à Gourbeyre et à Pointe-à-Pitre. Pensez-vous que cela sera une réponse satisfaisante ?

La Lettre Conflits

La newsletter de l’Essor de la Gendarmerie

Voir aussi