<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Les dossiers des services secrets continuent à s’ouvrir sur l’assassinat d’Henri Curiel

Photo : Henri Curiel jeune étudiant. (Egnaruas/ CC BY-SA 4.0)

4 février 2026 | Société

Temps de lecture : 2 minutes

Les dossiers des services secrets continuent à s’ouvrir sur l’assassinat d’Henri Curiel

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Près de 47 ans après l'assassinat d'Henri Curiel, les fichiers des services français continuent à livrer leurs secrets sur cette affaire jamais élucidée.

Près de 47 ans après l’assassinat d’Henri Curiel, les fichiers des services français continuent à livrer leurs secrets sur cette affaire jamais élucidée. La ministre des Armées Catherine Vautrin va en effet déclassifier une centaine de documents sur cette affaire. La ministre va ainsi suivre l’avis de la Commission du secret de la défense nationale (CSDN), daté du 21 janvier 2026 et publié au Journal officiel du 4 février 2026. L’enquête sur l’assassinat à Paris en 1978 d’Henri Curiel, militant anticolonialiste, n’a jamais abouti. Ce cold case est désormais suivi au Pôle national des crimes sériels ou non élucidés de Nanterre.

Des documents secret défense du Sdece et de la DST

La magistrate Emmanuelle Ducos, qui instruit ce dossier, a déjà obtenu deux séries de déclassifications dans ce dossier. Une première fois à l’été 2025 pour cinquante notes ou fiches, datées de 1975 à 1980. Des documents provenant très vraisemblablement du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece), devenu DGSE en 1982. Puis une deuxième fois, à la fin de l’année 2025 pour quatre notes ou messages, datés de 1974 à 1978, de la Direction de la surveillance du territoire (DST, actuellement DGSI).  Cette  fois-ci, la troisième série porte sur 102 notes et fiches, datées de 1975 à 1984. Leur origine n’est pas précisée mais il s’agit vraisemblablement de documents du Sdece et de la DGSE.

« L’espoir d’y trouver une pépite », estime l’avocat de la famille d’Henri Curiel

Joint par L’Essor de la Gendarmerie, Me William Bourdon, avocat de la famille Curiel, a salué cette nouvelle série de déclassifications. « Elle nous laisse espérer  que l’on y découvre une pépite susceptible d’accélérer l’instruction de la magistrate », a -t-il dit. « C’est un encouragement à l’obstination pour élucider ce crime« , a-t-il ajouté.

Tué par balles dans son immeuble à Paris

Le 4 mai 1978, Henri Curiel, 63 ans, sort de l’ascenseur de son immeuble, 4 rue Rollin dans le Quartier Latin à Paris. Deux hommes attendent le militant communiste et anticolonialiste. L’un d’eux tire quatre balles de Colt 45 (11,43 mm). Henri Curiel meurt sur le coup. Ses assassins ne seront jamais identifiés. Les enquêteurs soupçonneront des activistes d’extrême droite, proches de l’OAS, organisation terroriste opposée à l’indépendance de l’Algérie. Mais aucune arrestation ne sera réalisée.

Lorsqu’un magistrat souhaite accéder à un document secret défense pour les besoins de son instruction, il en fait la demande à l’autorité qui a classifié ce document. Le ministre concerné se tourne alors vers la CSDN pour lui demander son avis. Cette commission consultative examine alors les documents demandés par le magistrat, puis rend son avis. Depuis une dizaine d’années, les autorités gouvernementales concernées suivent toujours les avis (favorables, partiellement favorables ou défavorables) de la CSDN. Depuis sa création en 1998, la CSDN a rendu quelque 420 avis.

PMG

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La question du mois

Bruno Retailleau, pour lutter contre la violence et les narcotrafics en Guadeloupe, a confirmé l’installation de « deux escadrons de gendarmerie mobile, sans enlever le peloton de la garde républicaine », mais aussi de « deux brigades nautiques », une de gendarmerie et une de police respectivement en Basse-Terre à Gourbeyre et à Pointe-à-Pitre. Pensez-vous que cela sera une réponse satisfaisante ?

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