Jamais les infractions numériques n’ont été aussi nombreuses. Selon un rapport du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) publié le 19 février 2026, plus de 453.000 faits ont été enregistrés en 2025.
Dans un rapport daté du 19 février 2026, le SSMSI a en effet recensé durant l’année 2025, le chiffre de 453.200 cas. Soit une augmentation de 14 % par rapport à 2024. Phénomène continuellement en hausse puisque les infractions liées au numérique augmenteraient de 12 % en moyenne chaque année, et ce depuis 2016.
Types d’infractions liées au numérique
On distingue alors deux grandes catégories d’infractions, les atteintes aux biens et les atteintes à la personne. En 2025, on comptait « 280.500 atteintes aux biens et 146.900 atteintes à la personne ». L’infraction la plus présente reste aujourd’hui le « phishing » ou hammeçonnage. Elle a pour but de récupérer les informations d’un utilisateur, ou d’un bien via un utilisateur, comme les données bancaires. Ici, c’est l’utilisateur qui va rentrer ses informations croyant être sur un site de confiance.
Un exemple récent illustre ces infractions. Fin janvier 2026, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a signalé des accès frauduleux aux fichier national des comptes bancaires (FICOBA). C’est l’usurpation de l’identité d’un agent qui aurait permis cette fuite qui toucherait 1.2 million de comptes bancaires.
Ces méfaits touchent plusieurs aspects de la société. Les atteintes sur les institutions ont ainsi augmenté de 19 % par rapport à l’année 2024. Cela concerne aussi les infractions à la législation spécifique au numérique, elles ont augmenté de 4 %. Cela désigne le non-respect des lois du numérique comme les mentions légales d’un site internet.
Deux tiers des mis en cause
Le SSMSI note dans son rapport que « deux tiers des personnes physiques mises en cause le sont pour des atteintes « numériques » à la personne ». Il convient toutefois de nuancer, aujourd’hui, la plupart des infractions impliquent l’usage d’un outil numérique, devenu omniprésent dans la société. Il est aussi important de noter que 86 % de ces infractions sont commises par des personnes majeures.
Si ces manquements n’ont pas de visages, le rapport relève que les femmes représentent « deux tiers des victimes majeures d’atteintes ». Le SSMSI précise aussi que « l’outil numérique peut être un support de l’atteinte ou bien l’atteinte peut le viser directement ».
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