Douze mois avec un bracelet électronique pour avoir blessé un gendarme

Photo : Le gendarme blessé a également dû subir une opération au genou.

12 janvier 2026 | Société

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Douze mois avec un bracelet électronique pour avoir blessé un gendarme

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Un homme a été condamné à 12 mois de prison, avec un bracelet électronique à Brest, après avoir blessé un gendarme dont l’incapacité totale de travail a été fixée à 40 jours.

Un homme a été condamné, le 5 janvier 2026, à 24 mois de prison, dont 12 avec sursis, par le tribunal de Brest, pour violence sur un gendarme, rébellion, usage de stupéfiants et dégradations du bien d’autrui. Il réalisera la partie ferme de sa peine, à son domicile, sous bracelet électronique.

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Coup de tête sur un gendarme

Les faits se sont produits à Goulven (Finistère), dans la nuit du 24 au 25 janvier 2025. Selon Ouest France, les gendarmes ont été appelés à 1h30. Un homme, alcoolisé, était en train de dégrader des volets et portes-fenêtres de logements. Sur place, les militaires trouvaient un homme qui vociférer sur la voie publique et donner des coups dans des volets. Blessé à la main, il titubait aussi et tenait des propos incohérents.

Sur place, les gendarmes ont tenté de l’asseoir dans leur fourgon, en attendant l’arrivée des pompiers. Le prévenu leur a alors craché au visage et les a insultés. Puis, il s’est assis brièvement avant de se relever brutalement et d’asséner un coup de tête à un des militaires. Tombé au sol, le gendarme a dû observer une incapacité totale de travail (ITT) de 40 jours. Après une longue opération du genou, il a été en arrêt de travail 142 jours.

La partie ferme de la peine à domicile sous bracelet électronique

En garde à vue, l’homme, âgé de 41 ans, présentait un taux de 2,7 grammes d’alcool dans le sang. Son test au cannabis était également positif. Quasiment un an après les faits, il a expliqué ne se souvenir de rien, à la barre du tribunal. Son avocate a évoqué la chute d’un homme depuis la mort de de son père quand il était jeune.

Le tribunal de Brest a finalement condamné le prévenu à 24 mois de prison, dont 12 avec sursis. Il sera détenu à son domicile. Il devra aussi verser des dommages et intérêts aux victimes.

La question du mois

Bruno Retailleau, pour lutter contre la violence et les narcotrafics en Guadeloupe, a confirmé l’installation de « deux escadrons de gendarmerie mobile, sans enlever le peloton de la garde républicaine », mais aussi de « deux brigades nautiques », une de gendarmerie et une de police respectivement en Basse-Terre à Gourbeyre et à Pointe-à-Pitre. Pensez-vous que cela sera une réponse satisfaisante ?

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