Vol de véhicules : les gendarmes de l’Oise démantèlent un réseau

Photo : La Brigade de recherche de Senlis, en collaboration avec d'autre services a démantelé un réseau de vol et de recel de véhicules dans l'Oise - Crédits : Gendarmerie Nationale

13 mars 2026 | Opérationnel

Temps de lecture : 2 minutes

Vol de véhicules : les gendarmes de l’Oise démantèlent un réseau

par | Opérationnel

La Brigade de recherche de Senlis a démantelé, le 10 mars 2026, un réseau organisé de vol et de recel de véhicules. Dix personnes ont été mises en examen dans cette affaire, qui porte sur une quarantaine de faits. Le préjudice est estimé à près d’un million d’euros.

La Brigade de recherches de Senlis (BR) a démantelé le 10 mars 2026 un réseau de vol et de recel de véhicules de fabrication française. Dix personnes ont été mises en examen. Le préjudice s’élèverait à près d’un million d’euros pour une quarantaine de faits constatés pendant l’enquête.

Tout commence en juillet 2025 avec la découverte de photos et de vidéos utilisées pour un potentiel trafic de véhicules dans l’Oise. Le procureur de la République de Senlis ordonne alors l’ouverture d’une enquête préliminaire qu’il confie à la BR de Senlis. Les militaires de la compagnie de Senlis sont ensuite renforcés par le Détachement de l’office central de lutte contre la délinquance itinérante (DOCLDI) de Senlis, la Section de recherches (SR) d’Amiens et l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN).

Les enquêteurs découvrent alors un réseau bien organisé. Une quarantaine de faits leur sont attribués grâce au renfort de la DOCLDI et leur organigramme révélé. « L’entreprise criminelle » comptait une tête de réseau, un responsable des opérations et une personne chargée de démonter les pièces pour la revente. Les malfaiteurs engageaient aussi des petites mains et des garagistes, ils disposaient d’un lieu de stockage intermédiaire.

Méthodes high-tech

Les suspects utilisaient des tournevis ou des outils électroniques pour ouvrir certains véhicules sans effraction. Ces dispositifs permettent notamment de capter le signal des clés mains libres ou de programmer une nouvelle clé via la prise de diagnostic du véhicule. D’autres boîtiers peuvent envoyer des commandes électroniques pour déverrouiller les portières ou désactiver l’antidémarrage.

Les véhicules volés étaient envoyés dans l’une de leurs filières. La première maquillait et remettait les véhicules en circulation notamment pour commettre d’autres infractions. La seconde servait au démontage des pièces pour les revendre sur des sites d’annonces entre particuliers.

Perquisitions et mises en examen

Le 10 mars 2026, les gendarmes de Senlis lancent les perquisitions. Au total, six véhicules dont une dépanneuse ont été saisis ainsi qu’une Clio volée. Les enquêteurs ont aussi 25 000 euros en numéraire et du matériel servant à commettre les vols. Dix personnes ont donc été mises en examen et neuf autres présumées innocentes sont passées en auditions libres.

Au 13 mars 2026, à la suite de leur garde à vue, trois personnes ont été déférées devant le juge des libertés et de la détention (JLD). Elles sont placées en détention provisoire en attente de leur jugement en comparution immédiate prévu pour le 4 mai 2026.

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