Quatorze trafiquants présumés se trouvent en garde à vue depuis mercredi dans le cadre du démantèlement d’un trafic de drogue. Selon le parquet de Roanne, des détenus pilotaient ce trafic depuis la prison de la Talaudière (Loire), près de Saint-Etienne.
« Parmi les 11 hommes et trois femmes en cause, deux individus ont été interpellés au centre pénitentiaire de La Talaudière d’où étaient pilotées les opérations de revente », a déclaré à l’AFP le procureur de Roanne Xavier Laurent.
Près d’une centaine de gendarmes ont interpellé des suspects mardi et mercredi dans la Loire et le Puy-de-Dôme. Le Parquet avait ouvert une enquête préliminaire en octobre 2025.
Livraisons via les réseaux sociaux ou des locations éphémères
Les gendarmes ont saisi plus d’un kilo de cocaïne, 3,4 kg de résine de cannabis, des drogues de synthèse et 23.180 euros en espèces. Les revendeurs – certains déjà connus de la justice – opéraient principalement sur le nord de la Loire de plusieurs manières. Via des réseaux sociaux, comme Snapchat, par des systèmes de livraisons ou depuis des locations éphémères.
Le trafic des produits stupéfiants concerne les prisons françaises sur deux plans. D’abord pour l’introduction, par drones notamment, de drogues destinées aux détenus. Des trafics sont dirigés depuis leur prison par des détenus. Pour lutter contre ces deux phénomènes, le gouvernement a ouvert, fin 2025, les premières prisons de haute sécurité, à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) et Condé-sur-Sarthe (Orne). Ces établissements, conçus pour être inviolables, imposent un nouveau régime carcéral très strict aux plus gros trafiquants.
(avec AFP)










