Nez fracturé et dents cassées, trois mis en causes condamnés suite à une violente altercation avec le Psig

Photo : Un gendarme du PSIG a reçu un coup de poing qui lui a cassé le nez (Photo: L.Picard / L'Essor)

1 avril 2026 | Opérationnel

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Nez fracturé et dents cassées, trois mis en causes condamnés suite à une violente altercation avec le Psig

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Le 29 janvier 2026, trois gendarmes du Psig sont pris à partie par un père et ses deux fils refusant le contrôle. L'altercation qui avait duré deux minutes donne suite à huit jours d'ITT pour les gendarmes. Le 12 mars 2026, les trois mis en causes sont condamnés par le tribunal correctionnel.

Trois mis en causes condamnés à la suite d’une violente altercation avec le Psig de L’isle-Adam à l’occasion d’un contrôle. Les militaires avaient reçu huit jours d’ITT.

Le 29 janvier 2026, alors en patrouille, les gendarmes du Psig repèrent une Peugeot 208. Le conducteur de la voiture, connu des services, n’a plus de permis. Les militaires contrôlent le véhicule et ses occupants, alors arrêtés sur le parking d’un fast-food près du centre commercial « Grand-Val« . Dans la voiture se trouvent trois hommes : un père et ses deux fils, dont Mickaël, le conducteur. Le patriarche et un de ses fils Mickaël s’en prennent alors aux gendarmes. Résultats : des dents cassées et un nez fracturé.

Mensonges et condamnations

Une première audience a lieu en comparution immédiate en février, celle-ci est reportée au 12 mars 2026 afin d’étudier des preuves vidéo. Lors de leurs plaidoiries, le père et ses fils accusent les gendarmes du Psig d’avoir eu un comportement violent au moment du contrôle. « Ils ont immédiatement été agressifs en demandant le permis de conduire et en me frappant à gorge ». Cependant, les caméras piétons des gendarmes, la vidéosurveillance du fast-food et le témoignage d’une femme démentent leurs dires.

Quand vint la seconde audience, le tribunal correctionnel ne retint pas leur version. Le père écope alors de trois ans de prison dont deux avec sursis probatoire. Celui-ci avait assené un coup de poing à un des gendarmes après que l’un deux ait repoussé son fils. Mickaël, le conducteur, est aussi condamné à trois ans de prison mais avec seulement 18 mois de sursis probatoire en mandat de dépôt différé. Cela signifie qu’il n’ira pas en prison juste après son jugement. Très virulent, il avait porté plusieurs coups aux militaires qui ont usé du Pistolet à impulsion électrique (PIE) pour maîtriser les deux hommes.

Enfin, Manuel, le deuxième fils qui s’était enfui en insultant les gendarmes, a écopé de 18 mois de prison dont neuf avec sursis probatoire. Tous trois ont reçu des obligations similaires, ils doivent indemniser les gendarmes et effectuer un stage de citoyenneté. Les deux fils doivent de plus justifier d’une activité ou d’une formation professionnelle.

Jugés pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique avec Incapacité totale de travail inférieure à 8 jours, les prévenus ont désormais dix jours pour faire appel à la décision. Selon l’avocate des gendarmes, « Il est très probable qu’ils le fassent ».

Lire aussi : Le rapport 2024 de l’IGGN relève une augmentation des agressions physiques contre les gendarmes

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