Les gendarmes saisissent seize tortues protégées à un particulier en Corse

Photo : 16 tortues Hermann retrouvées par les gendarmes en Corse chez un particulier - Palauenc05, CC BY-SA 4.0

20 février 2026 | Opérationnel

Temps de lecture : < 1 minute

Les gendarmes saisissent seize tortues protégées à un particulier en Corse

par , | Opérationnel

Seize tortues Hermann ont été retrouvées par les gendarmes de Corse. Espèce protégée, une enquête a été ouverte pour détention illicite d'animaux.

Les gendarmes de Haute-Corse viennent de saisir seize tortues Hermann ce 20 février 2026 chez un particulier. La gendarmerie a ouvert une enquête pour détention illicite d’animaux.

Ce vendredi 20 février 2026, la brigade de Ghisonaccia en Haute-Corse effectue une perquisition chez un particulier. Les gendarmes y découvrent alors seize tortues Hermann. Cette espèce terrestre bénéficie d’une protection stricte et fait face à une menace au niveau international. Elle vit notamment en France, dans le Var et en Corse. La Gendarmerie a remis les animaux saisis à un refuge spécialisé « afin d’assurer leur prise en charge et leur sauvegarde ». Elle rappelle aussi que cette « espèce protégée fait l’objet d’une réglementation stricte ». En effet, l’espèce est placée sur la liste rouge des animaux menacés et à protéger au niveau international. C’est la seule espèce de tortue présente en France métropolitaine. Les militaires ont alors ouvert une enquête pour détention illicite d’espèce animale non domestique.

Habitués aux enquêtes environnementales, les gendarmes prennent régulièrement en charge des affaires impliquant des animaux protégés. Au sein de la Gendarmerie, ces dossiers relèvent notamment de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP), spécialisé dans le trafic d’espèces protégées.

Les tortues d’Hermann ne sont pas un cas isolé : de nombreuses espèces sauvages ou exotiques sont interdites à la détention en France. Détenir un animal protégé sans autorisation expose à 150 000 euros d’amende et trois ans de prison, selon le Code de l’environnement.

AN (avec l’AFP)

Lire aussi : Strasbourg : 12 ouistitis disparaissent lors d’un cambriolage au centre de primatologie

La question du mois

Faut-il augmenter les peines encourues en cas de refus d’obtempérer aggravés ?

La Lettre Conflits

La newsletter de l’Essor de la Gendarmerie

Voir aussi