Fin de la vie de château pour un réseau de voleurs de câbles télécom en cuivre

Photo : Les malfaiteurs volaient des morceaux de câbles télécoms afin de récupérer le cuivre se trouvant à l'intérieur et le revendre. Photo d'illustration (photos Gendarmerie, assemblage L'Essor)

17 janvier 2026 | Opérationnel

Temps de lecture : 2 minutes

Fin de la vie de château pour un réseau de voleurs de câbles télécom en cuivre

par | Opérationnel

Les gendarmes viennent de démanteler en deux étapes un réseau spécialisé dans les vols de câbles télécoms pour un poids total de 189 tonnes.

Les gendarmes ont saisi  des avoirs criminels pour un montant total de 4,6 millions d’euros, dont un château dans l’Oise. La direction de la gendarmerie relate ce samedi cette affaire mêlant vols de câbles télécoms en cuivre  et travail dissimulé ..
La première phase de l’opération judiciaire avait eu lieu en juin  2025. Les gendarmes du Val d’Oise démantèlent un réseau de voleurs de câbles en cuivre. Ce réseau agissait depuis une société sous-traitante au préjudice d’Orange. Le 13 janvier 2025, les gendarmes traitent le volet travail illégal et emploi d’étrangers sans titre. 

Retour sur une enquête de douze mois

En janvier 2025, la section criminalité organisée du parquet de Pontoise confie une enquête préliminaire pour vols de câbles de cuivre à la BR de l’Isle d’Adam et à la SR de Versailles. Elles sont appuyées par la Cellule d’enquête contre le travail Illégal et la fraude (CELTIF) du Val d’Oise. Ces vols ont lieu sur des chantiers de rénovation d’infrastructures télécoms dans le Val d’Oise et les Yvelines au préjudice d’Orange .En juin 2025, une première opération judiciaire aboutit à l’interpellation de 17 personnes travaillant dans cette société sous-traitante d’Orange.

189 tonnes de câbles volés pour une valeur de 900.000 euros

Les enquêteurs les soupçonnent d’’avoir participé aux vols de ces câbles, à leur recel et au blanchiment de leur vente. 189 tonnes de câbles ont en effet disparu depuis le 1er janvier 2024 (valeur de 900.000 euros). Les gendarmes procèdent à des saisies d’avoirs criminels pour un montant avoisinant les 2.000.000 d’euros (véhicules de luxe, numéraire, vêtements, montre, bijoux.. ). Lors de cette première opération, les gendarmes mettent au jour l’existence de travail dissimulé en lien avec l’emploi d’étrangers sans titre. Ces infractions font alors l’objet d’une ouverture de procédure incidente. L’enquête de la CELTIF porte sur du travail dissimulé, l’emploi d’étrangers sans titre, le blanchiment de travail dissimulé et de l’aide au séjour irrégulier.

Le couple des gérants de la société en garde à vue

Le 13 janvier 2026, le parquet de Pontoise ordonne une seconde opération judiciaire. Le couple gérant la société se voit à nouveau placé en garde à vue. Le 14 janvier 2026, une troisième personne chargée du volet fiscal et social se retrouve aussi en garde à vue. Une nouvelle saisie d’avoir criminels s’élève alors à un total de 2.600.000 euros, comprenant le château de Gondreville. Au terme cette enquête, les gendarmes défèrent ces trois personnes au parquet de Pontoise. Elles font  l’objet d’un contrôle judiciaire

Depuis une vingtaine d’années, les cours du cuivre ne cessent de monter. Ce métal figure dans les cafetières, les éoliennes, les téléphones cellulaires, les tuyaux de plomberie, les voitures électriques et les câbles télécoms.

PMG

La question du mois

Bruno Retailleau, pour lutter contre la violence et les narcotrafics en Guadeloupe, a confirmé l’installation de « deux escadrons de gendarmerie mobile, sans enlever le peloton de la garde républicaine », mais aussi de « deux brigades nautiques », une de gendarmerie et une de police respectivement en Basse-Terre à Gourbeyre et à Pointe-à-Pitre. Pensez-vous que cela sera une réponse satisfaisante ?

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