Un major de la gendarmerie suspecté d’avoir détourné des données confidentielles du fichier national des immatriculations

Photo : L'ancien major était encore en poste au moment des faits (photo L'Essor)

31 janvier 2026 | Non classé, Société

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Un major de la gendarmerie suspecté d’avoir détourné des données confidentielles du fichier national des immatriculations

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Aujourd’hui à la retraite, un major de la gendarmerie a été mis en examen après avoir volé des données confidentielles du fichier national des immatriculations. Sa fille et son gendre revendaient ensuite ces informations à un tiers.

Un ancien major de la gendarmerie de l’Aube a été mis en examen à Châlons-en-Champagne (Marne) en mars 2025. Selon les informations de l’Union, il est suspecté d’avoir participé à la revente illégale de données confidentielles issues du fichier national des immatriculations.

L’affaire éclate début 2025 juste avant le départ à la retraite du gendarme. L’Est Eclair explique que des anomalies ont été observés sur le fichier national des plaques d’immatriculation. Le militaire aurait consulté le fichier pour donner des informations à sa fille et à son gendre qui gèrent une société d’achat et de vente de véhicules.

Au moins un millier de fiches d’immatriculation consultées illégalement

Son gendre servait d’intermédiaire auprès d’un homme qui achetait chaque consultation 15 euros pour les revendre ensuite entre 30 et 50 euros. Les deux hommes s’étaient rencontrés sur le réseau social Snapchat. Plus d’un millier de fiches auraient été consultées, mais les acheteurs finaux n’ont toujours pas été identifiés.

Le gendarme, aujourd’hui à la retraite, et sa fille ont été placés sous contrôle judiciaire. L’homme, qui servait d’intermédiaire, avait déjà été condamné dans d’autres affaire. Il a été placé en détention provisoire et a vu sa demande de remise en liberté refusée le 22 janvier 2026. Le gendre du gendarme est également en détention provisoire.

L’enquête continue afin d’identifier les commanditaires et leurs objectifs. Selon le ministère public, les données du fichier national des plaques d’immatriculations sont recherchées par les organisations criminelles. Elles permettent notamment des usurpations de plaques et de contourner les pénalités liées aux malus écologiques et aux contraventions.

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