Le corps d’une femme a été découvert samedi en début de soirée dans une maison d’Esternay (Marne). Son mari s’y était retranché, armé, en affirmant l’avoir tuée, déclenchant un assaut du GIGN. Cet homme de 76 ans a été blessé au cours de l’intervention du GIGN. Hospitalisé, il sera placé en garde à vue « dès que son état médical le permettra », a expliqué la procureure de Châlons-en-Champagne Annick Browne.
« Déterminé à mettre fin à ses jours »
L’autopsie du corps de sa femme a révélé qu’elle avait été tuée par « un tir unique d’arme à feu au niveau de la tête ». L’arme utilisée, un pistolet de calibre 7,65 mm, a été retrouvée sur les lieux, ajoute la procureure.
Samedi à la mi-journée, un habitant du village avait prévenu les gendarmes après avoir entendu « des cris féminins d’appel à l’aide » provenant de la maison de ses voisins. Sur place, les gendarmes avaient constaté qu’un homme était retranché dans le sous-sol de cette maison.
A travers une porte, l’homme leur avait expliqué « qu’il avait tué sa femme, qu’il avait une arme à feu et qu’il était déterminé à mettre fin à ses jours », détaille la procureure.
Le GIGN l’interpelle avec une arme non-létale et le chien d’assaut
Plusieurs coups de feu ont ensuite été entendus dans la maison. Le GIGN est ensuite arrivé sur place. Après plusieurs heures de négociations, l’homme est sorti de la maison. Il a alors pointé une arme de poing en direction d’un gendarme du GIGN et tiré vers le sol.
Les militaires sont alors intervenus en l’interpellant « au moyen d’une arme intermédiaire non-létale et du chien d’assaut ». Selon les informations de L’Essor, il s’agit d’un pistolet à impulsion électrique (PIE) Taser. Blessé, l’homme a été transporté vers un hôpital tandis que le corps sans vie de son épouse était découvert dans le sous-sol de la maison.
Déjà auteur de violences conjugales
La procureure avait précisé samedi que cet homme, ancien policier, avait déjà écopé, en 2012, d’une peine avec sursis pour des faits de violences conjugales. Une enquête en flagrance a été ouverte pour « homicide par conjoint et violence avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique« .
En 2023, 96 femmes ont été victimes de féminicide conjugal en France. Ce chiffre est en baisse de 19 % par rapport à 2022, selon le ministère de l’Intérieur.
(Avec AFP)