Interdiction de vente aux mineurs d’un ouvrage à forte connotation islamiste destinée aux jeunes musulmanes

Photo : Couverture de "Moi, la jeune musulmane", du Dr Ahmad Ibn Moubarak Ibn Qadhlan Al Mazru'i, interdit à la vente aux mineurs par un Arrêté du ministère de l'Intérieur. (Éditions Ibn Badis, 2024)

24 février 2026 | Société

Temps de lecture : 2 minutes

Interdiction de vente aux mineurs d’un ouvrage à forte connotation islamiste destinée aux jeunes musulmanes

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Le ministère de l'Intérieur vient d'interdire à la vente aux mineurs un ouvrage à forte connotation islamiste, s'adressant aux jeunes musulmanes.

L’arrêté du ministère de l’Intérieur, daté du 23 février 2026, parait ce mardi au Journal officiel. L’interdiction de la vente aux mineurs de l’ouvrage se trouve assortie d’une interdiction de publicité et d’exposition.

Interdit à la vente aux mineurs

Selon la fiche accompagnant la présentation de cet ouvrage (éditions Ibn Badis, 2024) , ce « livre inspirant, ‘Moi, La Jeune Musulmane’, écrit par le Docteur Ahmad Ibn Moubarak Ibn Qadhlan Al Mazru’i, s’adresse aux jeunes filles musulmanes en quête de spiritualité et de compréhension des fondements de leur foi ». À travers des « thèmes clés tels que Allah, Ses Livres, Ses Anges, le Jour Dernier, les Décrets Divins, et Ses Messagers' », il propose « une approche accessible et engageante pour nourrir leur amour de l’Islam ». Un « guide éclairant conçu spécialement pour accompagner les jeunes musulmanes dans leur parcours spirituel », explique la fiche de présentation.

« Injonctions à ne pas développer son esprit critique »

Couverture de "Moi, la jeune musulmane", du Dr Ahmad Ibn Moubarak Ibn Qadhlan Al Mazru'i, interdit à la vente aux mineurs par un Arrêté du ministère de l'Intérieur. (Éditions Ibn Badis, 2024)

(Éditions Ibn Badis, 2024)

Dans ses attendus, l’arrêté cite la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l’enfance et à l’adolescence. Celle-ci a considéré que « certains passages de l’ouvrage sont susceptibles de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral de l’enfance et de la jeunesse, notamment par les restrictions préconisées des lieux et activités accessibles, comme les injonctions à ne pas développer son esprit critique et à l’adoption d’un mode de vie strict« .

L’arrêté ministériel relève également le passage suivant de l’ouvrage: «Je n’imite pas les Occidentaux dans leurs croyances, leurs adorations, leur tenues vestimentaires, leurs coutumes, leurs fêtes et leur comportements». Le texte cite également: «J’ai donc pris conscience que ma maison est mon paradis dont je ne sors qu’en cas de nécessité et qu’avec la permission de mes parents».

Les infractions aux trois interdictions citées par l’arrêté sont passibles d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 3.750 euros, selon l’article 14 de la loi du 16 juillet 1949.

L’auteur de cet ouvrage a également publié « La vie du Prophète en questions réponses pour les enfants » (éditions Ibn Badis).

PMG

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