La SR d’Amiens démantèle un trafic de stupéfiants entre la Picardie et l’Auvergne-Rhône-Alpes

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17 février 2026 | Opérationnel

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La SR d’Amiens démantèle un trafic de stupéfiants entre la Picardie et l’Auvergne-Rhône-Alpes

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Onze suspects ont été arrêtés dans une opération contre le narcotrafic mené par la Section de recherches d'Amiens. Les enquêteurs ont mis fin à un réseau de trafic de stupéfiants entre la Picardie et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Drogue, armes et plus d'un million d'euros en avoirs ont été saisis.

La section de recherches (SR) d’Amiens a démantelé un réseau de trafic de stupéfiants entre Compiègne et Gex. Suite à des interventions du GIGN en novembre et décembre 2025, les enquêteurs ont arrêté onze suspects. Ils ont saisi armes à feu, drogue et plus d’un million d’euros en avoirs.

Durant l’été 2024, les autorités créent une cellule nationale d’enquête à la suite de mouvements suspects de personnes défavorablement connues de la justice. L’enquête de grand ampleur, se trouve placée sous commission rogatoire par le tribunal judiciaire (TJ) de Senlis (Oise), précise un communiqué de la Gendarmerie. C’est la SR d’Amiens qui a repéré des allées et venues de véhicules entre la Picardie et l’AuvergneRhône-Alpes. Les premières investigations ont permis de déterminer que ces mouvements étaient bien liés à un trafic de stupéfiants.

Par la suite, les militaires, après la mise en place de surveillances, ont réussi à identifier deux fournisseurs. Un pour la résine de cannabis et le second pour la cocaïne. Ils sont alors remontés sur des lieux de stockage près de Compiègne. Les autorités mentionnent alors la détention d’armes par les trafiquants.

Une opération en deux temps

Lors d’un acheminement de drogue vers l’Oise en novembre 2025, les militaires lancent une première opération avec l’aide du GIGN. Un mois plus tard, en décembre, les autorités lancent une seconde opération. Onze personnes qui géraient le trafic près de Gex sont alors interpellées et placées en garde à vue. De plus, les enquêteurs partent avec une belle saisie : « plus de 90 kg de résine de cannabis, 2 kg de cocaïne, 2 armes à feu et des munitions, ainsi que près de 100 000 euros en espèces ». Les suspects se livraient aussi à la culture du cannabis, la perquisition a permis la découverte de chambres dédiées.

Au total, c’est plus de « 1 000 000 euros en avoirs criminels » ont été saisis, comprenant« comptes bancaires, biens immobiliers, produits de luxe et voitures ». 

En attente de leur jugement, la justice a placé sept des suspects en détention provisoire. Les quatre autres sont sous contrôle judiciaire. Cette enquête a mis fin à une tentative d’implantation dans l’Oise d’un « solide réseau » aux « connexions nationales », précise la Gendarmerie.

La lutte contre le narcotrafic reste cependant une problématique nationale, en Picardie comme dans les autres régions, elle est continue.

AN

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