Vendredi 13 février 2026, la section de recherches (SR) d’Ajaccio a perquisitionné les caves d’un immeuble de Propriano (Corse-du-Sud). Les militaires ont mis la main sur « une quantité invraisemblable d’armes, munitions, explosifs » , a annoncé le parquet d’Ajaccio. Parmi de nombreuses armes et munitions, « 17 kilos d’explosifs ont été saisis ». L’immeuble a dû être évacué jusqu’à l’arrivée des démineurs. Un homme a été interpellé, il aurait des liens avec la bande criminelle « Mocchi« .
Au total, la SR d’Ajaccio a découvert une grande quantité d’armes et d’explosifs dans cet immeuble. « 17 kilos d’explosifs, 67 détonateurs, une quarantaine de grenades, des milliers de mètres de mèches, 20 armes à feu dont 11 armes d’épaule, 2 fusils de guerre, 4 armes de poing, 1 pistolet-mitrailleur et 2 fusils à pompe ». La préfecture de Corse-du-Sud avait alors annoncé sur le réseau social X qu’un « périmètre de sécurité« avait été établi. Celui-ci a été levé vers 18h30, fin de l’intervention des démineurs.
Cette opération a mobilisé plus de 40 militaires. Elle a aussi permis la découverte de « plus de 6.000 munitions et différents objets destinés à se grimer et se déguiser ainsi que des moyens de communication type talkies-walkies ». Le procureur Nicolas Septe précise que l’opération fait suite à des « infractions à la législation sur les armes ». C’est la SR d’Ajaccio qui était chargée du dossier.
La bande « Mocchi »
Selon une source proche de l’AFP « un résident de l’immeuble était en garde à vue ». Il s’agirait d’une personne âgée proche d’Appien Coti. Coti avait été condamné en décembre 2025 pour une triple attaque à Propriano. Il avait écopé de huit ans de prison et de 100 000 euros d’amende. Dans cette dernière affaire, Joseph Mocchi et Don Jacques Serreri avaient aussi été condamnés à la même peine. Ces hommes seraient liés à une bande criminelle nommée « Mocchi« , active dans le sud de l’île, notamment dans le Sartenais-Valinco. Elle est soupçonnée par la justice d’activités mafieuses : association de malfaiteurs, projets d’assassinats, trafic d’armes et extorsions.
Depuis le 30 janvier, les 3 hommes liés à cette affaire sont aussi jugés à Marseille pour trafic d’armes entre la Corse, la Sardaigne et le continent. Vingt autres prévenus sont aussi jugés dans ce dossier.
AN avec l’AFP
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