Les gendarmes de la brigade de recherches (BR) de Brignoles (Var) ont interpellé trois voleurs de pots catalytiques. Les enquêteurs leur imputent trente faits, pour un préjudice estimé à un million d’euros. Des faits commis au détriment de plusieurs sociétés implantées sur l’ensemble du territoire. Cette opération « s’inscrit dans la lutte active contre la délinquance itinérante », relève la Gendarmerie dans un communiqué.
Techniques spéciales d’enquêtes
Dans la nuit du 22 au 23 novembre 2025, des vols ont lieu sur sept sociétés dans la ZAC Nicopolis, à Brignoles. Ils portent sur une trentaine de pots catalytiques. Ces derniers sont démontés sur des véhicules en vue de leur revente. La BR de Brignoles mène l’enquête préliminaire, sous la direction du parquet de Draguignan. Le juge des libertés et de la détention (JLD) autorise des techniques spéciales d’enquêtes, comme la sonorisation de véhicules. Elles permettent dans un premier temps d’identifier un véhicule. Elles établissent ensuite des faits commis en série, de nuit, dans les enceintes de sociétés. Notamment sur des camionnettes Renault Master. Les enquêteurs identifient alors deux hommes ayant participé à trente faits. Ceux-ci ont été commis dans cinq régions: PACA, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, Rhône-Alpes, Grand-Est. Soit un total de 253 pots catalytiques dérobés.
Opération judiciaire
Le lundi 9 février 2026, les gendarmes lancent une vaste opération. Les deux hommes identifiés se voient ainsi interpellés à Pau par le PSIG et la BR locale. Ils sont ensuite placés en garde à vue pour vols en bande organisée. Le groupe d’observation et de surveillance (GOS) de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) identifie parallèlement un lieu de stockage du matériel dérobé à Raismes (Nord). Un troisième homme, interpellé avec le concours du commissariat de Valenciennes, se voit alors à son tour placé en garde à vue. Les perquisitions ont permis la découverte de 6.970 euros d’argent liquide, la saisie d’un véhicule et celle de 253 pots catalytiques d’une valeur totale de 38.000 euros.
Déférés devant le tribunal de Draguignan le 12 février 2026, les mis en cause ont été présentés à un juge d’instruction, mis en examen et placés en détention provisoire.
Les pots catalytiques contiennent des métaux rares, comme le palladium, le platine, et le rhodium. Ce dernier métal se négocie à un prix deux fois plus élevé que l’or.
PMG
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