lundi 16 juillet 2018
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Illustration (SD/L'Essor).

Violences à Mayotte : les cars scolaires protégés par les gendarmes

La Gendarmerie de Mayotte va désormais embarquer des militaires à bord des cars scolaires, un nouveau dispositif de sécurisation lié aux caillassages de bus des dernières semaines. En collaboration avec les conducteurs de transport scolaire et le vice-rectorat de Mayotte, la Gendarmerie a défini les lignes et les créneaux horaires “les plus vulnérables” et embarquera deux militaires par véhicule de manière aléatoire, a expliqué le colonel Philippe Leclercq.

Ce dispositif pourra être complété par une escorte (un véhicule de gendarmerie) permettant “une réaction immédiate en cas de projections de pierres (…) et des interpellations en flagrance“. “La grève des transporteurs scolaires (du 24 au 30 janvier, ndlr) nous a amenés à accélérer le déploiement du dispositif“, a reconnu le colonel. “Ce n’est certainement pas ça qui mettra fin à ce phénomène“, a encore admis l’officier qui a précisé que “ni la police, ni la gendarmerie, ni l’Education nationale n’ont réussi à résoudre seuls ce problème (…) d’affrontements de pré-adolescents entre eux et contre les transports scolaires“.

Philippe Leclercq a donc appelé élus, familles et associations à se mobiliser également.

390 gendarmes mobilisés sur le territoire

En 2017, 1.500 mobilisations de gendarmes sur 487 opérations ont été dédiées à la sécurisation des établissements scolaires, a poursuivi le colonel de gendarmerie, notamment pour des fouilles préventives à l’entrée et à la sortie des cars scolaires. “A Mayotte, le nombre de militaires effectivement présents sur le territoire est supérieur aux effectifs budgétaires“, a précisé le colonel.

Ainsi, 234 militaires sont mobilisés alors que le budget n’en prévoit que 221. Et 156 gendarmes mobiles renforcent encore les équipes, portant à 390 le nombre total des effectifs. Le colonel de Gendarmerie a également annoncé qu’il y aurait “des renforts d’effectifs très conséquents” à l’été 2018, sans toutefois préciser le volume.

Les enseignants toujours en droit de retrait

Les personnels d’un lycée de Mayotte qui exercent un droit de retrait depuis deux semaines après l’attaque de leur établissement par plusieurs dizaines de jeunes, ont décidé de poursuivre leur mouvement après l’échec de négociations avec la préfecture sur la sécurité de l’établissement, a-t-on appris de source syndicale. Les agents et enseignants du lycée de Kahani (centre-ouest), ont voté “à 95%” la poursuite de leur droit de retrait, a indiqué le secrétaire départemental de la CGT Educ’Action, Quentin Sedes.

Le nombre d’agents exerçant leur droit de retrait est en augmentation, “ceux qui votaient jusque-là blanc ou s’abstenaient ayant rejoint le mouvement“, a précisé une enseignante.

Machettes, barres de fer et bâtons

Le 19 janvier, des jeunes ont jeté de grosses pierres sur les élèves dans la cour puis se sont introduits dans l’établissement, armés de machettes, de barres de fer et de bâtons, provoquant de violentes échauffourées. Les enseignants se sont dit “plus que déçus” de l’absence d’évolution dans les propositions de la préfecture et du vice-rectorat, par rapport à ce qui leur avait été proposé à la fin d’un premier droit de retrait, durant deux semaines en novembre, après des violences dues à des rivalités intervillageoises.

Le vice-rectorat avait alors lancé des travaux de sécurisation du hub de transport scolaire, lieu de rencontre des bandes rivales. “Ce qui nous interpelle“, c’est que préfecture et vice-rectorat “ont admis n’avoir pas les moyens d’assurer notre sécurité (…) et celle de tous les établissements scolaires en même temps“, a souligné une enseignante.

Des fauteurs de trouble identifiés

Le dispositif est à géométrie variable (…) en fonction des urgences“, a confirmé le vice-rectorat de Mayotte, précisant que 44 conseils de discipline à l’encontre des fauteurs de trouble identifiés lors de l’offensive du 19 janvier allaient se tenir. “Nous ne sommes effectivement pas en mesure de mettre des gendarmes en permanence devant tous les établissements scolaires de Mayotte (…) matin, midi et soir comme l’exigent ces agents“, a déclaré le directeur de cabinet de la préfecture.

Il a précisé qu’un dispositif de gendarmerie “adapté, en fonction de l’actualité et des renseignements que l’on peut avoir” aux abords de l’établissement scolaire serait mis en place dès que “les agents auront repris le travail“.

Avec AFP 

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2 Commentaires

  1. je trouve que les élus (es) de Mayotte ne font pas leurs travailles et d’ailleurs les Mahorais eux mêmes qui ont laisser les comoriens devenir(s’installer) sans aucune contre parti; louer des maisons et ces familles ne travaillent pas occuper des champs (cultiver). Le comorien a profitait la situation de faire venir sa famille ou marié avec une française (Mahoraise) pour obtenir les papiers. La France a laissé les Mahorais sans contrôle ni moyens; les problèmes de Mayotte ne commencent pas d’aujourd’hui ni hier; les comoriens répètent chaque jour tant que Mayotte reste français; ils feront tout pour venir à leurs faims. un comorien débarque à mayotte sans rien et le lendemain obtient les papiers français et vient tranquillement à métropole.

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