jeudi 29 octobre 2020
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Vidéoprotection : Gendarmerie et Police associées aux projets

L’aide financière aux collectivités dans le secteur de la vidéoprotection sera de 19,7 millions d’euros en 2013, contre 30 millions en 2012, a déclaré mercredi à l’occasion d’un colloque Jean-Louis Blanchou, délégué interministériel à la sécurité privée.

Rigueur oblige, “l’enveloppe au titre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance sera moins importante en 2013 qu’en 2012”, a reconnu le préfet, à l’occasion d’une réunion organisée par l’Association nationale de la vidéoprotection (AN2V). Toutefois, s’est-il défendu, il n’y aura “pas de rupture”, seulement “quelques inflexions”, car “la vidéoprotection est un outil efficace et utile en terme d’élucidation et de prévention”. Selon lui, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’est d’ailleurs “personnellement beaucoup investi” dans ces questions. Le budget étant réduit, “à nous de l’utiliser intelligemment, de manière efficace”, a ajouté le préfet.

Dans une circulaire adressée aux maires le 31 octobre, le ministère de l’Intérieur a d’ailleurs précisé le périmètre des projets aidés, “en privilégiant ceux situés dans les zones de sécurité prioritaires portés par les communes”. Alors que jusque là, les projets étaient tous aidés à hauteur de 40%, les projets “ZSP” le seront à 50%. En revanche, les autres le seront “à un taux un peu inférieur aux années précédentes”, entre 20 et 40%. Au départ, a expliqué le responsable de mission pour le développement de la vidéoprotection, ces aides étaient perçues “comme un élément d’incitation au déploiement des caméras”, mais cette impulsion financière “est devenue moins nécessaire car les élus ont bien compris l’intérêt de la vidéoprotection et que leur population en demandait”.

Conclusion: “Notre problématique n’est plus de développer les caméras à tout crin.” La priorité dorénavant est de choisir les projets “les plus qualitatifs, les plus efficaces”.

Dernière nouveauté: alors que jusqu’ici, seul le préfet de département décidait d’allouer cette aide à une commune, dorénavant, le ministère va “faire intervenir les directions générales de la Gendarmerie et de la Police pour comparer l’intérêt” des projets. Enfin, le ministère devrait désigner d’ici quelques jours un cabinet pour réaliser, durant 18 mois, une évaluation de la vidéoprotection en France, avec “ses acquis et ses limites”.

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