jeudi 21 janvier 2021
Accueil / L'actualité Pays de la Loire / UNPRG de Loire-Atlantique : “Sortir de l’image vieillotte du mot, retraité”
Roger-Alexandre Laubier, président de l'UNPRG de Loire-Atlantique (Photo/Guillaume Frouin).

UNPRG de Loire-Atlantique : “Sortir de l’image vieillotte du mot, retraité”

Trois questions à…
Roger-Alexandre Laubier, président de l’UNPRG 44

L’UNPRG de Loire-Atlantique tenait samedi à Nantes (Loire-Atlantique) son assemblée générale annuelle. L’occasion de faire un point avec son président, Roger-Alexandre Laubier, élu depuis 2008 et qui vient de rempiler à la tête de l’union départementale.

(Photo/Guillaume Frouin).

Comment se porte l’union départementale ?

Nous comptons à ce jour 421 adhérents, soit une perte d’une centaine de membres depuis 2008. A 95 %, il s’agit de décès : notre population vieillit et le recrutement ne compense pas les pertes. En termes d’activité, nous organisons en moyenne 90 manifestations ou autres événements commémoratifs par an.

Souffrez-vous, quelque part, de l’arrivée des APNM ?

Les APNM sont déjà créées dans les forces armées, et cela n’a pas causé de tsunami. Leurs effectifs ne décollent pas, même si l’Essor laisse régulièrement celles-ci s’exprimer en réaction à l’actualité… L’esprit frondeur peut plaire à certains aigris. L’active a su mettre en place à tous les échelons des instances de concertation ; ceux qui se dirigent vers les APNM sont marginalisés, car ce sont certainement des déçus de la concertation actuelle.

Quels sont les défis qui attendent l’UNPRG 44 ?

Nous devons communiquer avec les outils modernes liés à internet (site national, départemental, Facebook, Snapchat, Instagram…). D’ailleurs, les groupements, qui étaient frileux au début, l’ont bien compris : ils communiquent à qui mieux mieux sur les réseaux sociaux. La maison Gendarmerie, vieille de plusieurs siècles, a subi des transformations inouïes en peu de temps. Elle a su s’adapter à la société moderne, souvent en qualité de précurseur, sous la direction de directeurs charismatiques et compétents.

Comment comptez-vous séduire les gendarmes d’active ?

Le challenge, pour nous, est de sortir de l’image vieillotte que véhicule le mot “retraité” au sein de l’active : nos jeunes camarades ne doivent pas oublier que, dans le cadre du Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM), les retraités étudient et participent bénévolement au vote concernant leurs statuts, leurs soldes, l’avancement, etc. Ils participent, à ce titre, au lien et à la cohésion intergénérationnelle.

Quelle va être votre approche  ?

Notre intérêt historique est de coller à l’actualité pour défendre l’active, tout en respectant une certaine déontologie. Il n’est pas nécessaire de faire de la démagogie pour se faire comprendre. Une concertation en profondeur, dans les formes, peut arriver à un meilleur résultat. Après plusieurs dizaines d’années d’expérience, les retraités ont du métier et cela n’est pas négligeable. Chacun à sa place peut et doit amener de l’expérience au service de la collectivité gendarmerie.

Trois nouveaux élus au conseil d’administration

De nouvelles têtes ont fait leur apparition au sein du conseil d’administration de l’UNPRG 44, à la faveur de son assemblée générale : Philippe Sébille (Nantes), Philippe Hafizou (Châteaubriant) et Roger Abensour (Nantes).

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.