vendredi , 18 juin 2021

Les trois tenues principales que les gendarmes portent actuellement. De gauche à droite, la tenue de combat dite "de campagne", la tenue de service courant dite "d'intervention", et la vareuse portée à l'occasion d'une cérémonie. (Photos: LP)
Les trois tenues principales que les gendarmes portent actuellement. De gauche à droite, la tenue de combat dite "de campagne", la tenue de service courant dite "d'intervention", et la vareuse portée à l'occasion d'une cérémonie. (Photos: LP)

Uniformes des gendarmes: des tenues adaptées et empreintes d’identité

La tenue des gendarmes a connu de nombreux changements au cours des quarante dernières années. Trois ingrédients majeurs ont guidé ces évolutions: la praticité, l’adaptation à des missions de plus en plus diversifiées, et l’exigence d’un confort nécessaire.

Une petite révolution vestimentaire intervient en Gendarmerie au début des années 2000, avec l’arrivée de vêtements plus techniques. Un pantalon de treillis bleu marine, des polos à manches courtes pour l’été et longues pour l’hiver, des chaussures de sécurité montantes avec un maintien de la cheville, ou encore une veste polaire et une parka imperméable. Le tout reprenant une palette de nuances de bleus, allant du bleu nuit traditionnel au bleu ciel. Autant d’éléments qui marquent l’identité des militaires de l’Institution et leur reconnaissance par la population. Autorités et politiques n’hésitent d’ailleurs pas à parler de “bleuissement du terrain”, en écho à la mobilisation des forces de Gendarmerie.

Lire aussi: 1720-2020 : l’uniforme des gendarmes au fil des âges

Les trois tenues principales que les gendarmes portent actuellement. De gauche à droite, la tenue de combat dite "de campagne", la tenue de service courant dite "d'intervention", et la vareuse portée à l'occasion d'une cérémonie. (Photos: LP)
De gauche à droite, la tenue de combat dite “de campagne”, la tenue de service courant dite “d’intervention”, et la vareuse portée à l’occasion d’une cérémonie. (Photos: LP)

Diversité des tenues

Cette nouvelle tenue, dite de service courant ou encore d’intervention, devient donc l’uniforme de référence des gendarmes. La vareuse, quant à elle, reste en effet utilisée pour les services d’honneur comme les cérémonies et prises d’armes, ainsi que lors de séquences officielles et militaires (notation, inspection annuelle, visite d’une autorité…). Mais c’est en réalité une large gamme de tenues qui compose le paquetage des gendarmes et garnit leurs armoires. On compte aujourd’hui, au bas mot, encore une trentaine de déclinaisons de tenues, qui mélangent parfois les styles.

Côté coiffes, le képi a tout d’abord cédé sa place à une casquette souple. Très décriée et mal-aimée des gendarmes eux-mêmes, elle finit par disparaître au profit du retour en force du bonnet de police, appelé aussi “calot”.

Képi, casquette et bonnet de police de la gendarmerie départementale. (Illustrations DR)

Enfin, la protection individuelle a été renforcée avec la dotation de gilets pare-balles individuels. D’abord à port discret, théoriquement portés sous le polo, ils sont aujourd’hui apparents. Ils ont par ailleurs des spécificités pare-lames. Souvent intégrés à des housses tactiques permettant l’emport de nombreux matériels, accessoires et armements.

Lire aussi: Vers une nouvelle évolution des tenues des gendarmes

Une gestion externalisée

Depuis une dizaine d'années, les gendarmes disposent chaque année d'un carnet de points pour renouveler ou compléter leur paquetage via la plateforme externalisée "Vetigend". (Photo d'illustration: LP/L'Essor)
Depuis une dizaine d’années, les gendarmes disposent chaque année d’un carnet de points pour renouveler ou compléter leur paquetage via la plateforme externalisée “Vetigend”. (Photo d’illustration: LP/L’Essor)

La fin des années 2000 voit se dessiner une volonté de rationaliser les coûts de fonctionnement des institutions. La Gendarmerie, fraîchement rattachée au ministère de l’Intérieur, n’est pas en reste. A commencer par sa filière habillement qui s’externalise. Désormais, chaque gendarme dispose d’un quota de points lui permettant de renouveler une partie de son paquetage chaque année. Pour cela, il doit passer par la plateforme Vetigend, gérée par l’équipementier Paul Boyé.

Mais, retards de livraison, erreurs de taille ou de produit, ou encore piratage de données personnelles sensibles… Ce bouleversement de la logistique a toutefois entraîné quelques couacs, tant dans l’approvisionnement que dans la gestion administrative.

LP

Plus d’infos sur les uniformes de la Gendarmerie à retrouver dans votre magazine L’Essor de la Gendarmerie n°554 (juin 2021).

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