dimanche 17 janvier 2021
Accueil / Vie des personnels / Une stèle en hommage au général de Gendarmerie Charles Morel, héros de la résistance du Vercors
Le général Jacques Morel, près de la stèle érigée à Saint Marcellin (Isère) en hommage à son père, le général Charles Morel, grande figure du maquis du Vercors. Le 26 juin 2018

Une stèle en hommage au général de Gendarmerie Charles Morel, héros de la résistance du Vercors

Un hommage été rendu cet été à Saint Marcellin (Isère) au général Charles Morel, grande figure de la résistance dans le Vercors et ancien doyen des généraux de la Gendarmerie, décédé fin 2015 dans sa centième année.

Le général Jacques Morel, près de la stèle érigée, à Saint Marcellin (Isère), en hommage à son père, le général Charles Morel, grande figure de la résistance du Vercors. Le 26 juin 2018. (photo : Jacques Morel)

A l’initiative de l’association Les Amis de la Gendarmerie, une stèle à sa mémoire a été dévoilée le 26 juin sur un square baptisé du nom du général Charles Morel, situé en face de la gendarmerie de Saint-Marcellin. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’un de ses enfants, le général Jacques Morel, ancien chef de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI).

Le général Charles Morel avait reçu L’Essor chez lui à Thonon dans le courant de l’été 2015. L’Essor avait consacré deux pages à la vie exceptionnelle de cette grande figure de la Gendarmerie qui avait quitté l’Arme il y a quarante ans avec le grade de général de division.

Né le 26 juin 1916, pendant la Grande Guerre, sous-lieutenant de cavalerie en 1939, le jeune officier avait été affecté en 1942 à la brigade de Saint-Marcellin (Isère), un gros bourg agricole au pied du Vercors. Il se rapproche de la résistance locale qui lui demande de ne pas gagner le maquis mais de renseigner sur les mouvements militaires allemands et de faciliter la dispersion des armes parachutées.

Lire aussi sur L’EssorLe Prix Charles Morel distingue un général, un urgentiste et une compagnie

Finalement le 15 juillet 1944, le lieutenant Morel rejoint le maquis de la forêt de Chambaran avec une quarantaine de gendarmes. Cinq seront fusillés par les Allemands. Avec les autres, il intégrera un bataillon de marche de l’armée de Lattre. Fin janvier 1945, sa compagnie sera décimée dans les combats près de Sélestat dans la plaine d’Alsace.

Fervent gaulliste et grand admirateur du général de Gaulle, il avait toujours regretté de ne pas avoir pu quitter la France en 1940 pour rejoindre la France Libre.

Après la guerre, il commande pendant trois ans la compagnie de Grenoble avant de rejoindre pour dix ans la direction de la gendarmerie à Paris. A la fin de la guerre d’Algérie, il commande avec le grade de colonel la légion de gendarmerie d’Alger.

Il dirigera ensuite le groupement de Saône-et-Loire, puis la circonscription de Bourgogne à Dijon avant de commander la région de gendarmerie de Metz comme général de brigade. Il quittera l’active avec le grade de général de division en 1976.

Titulaire de la médaille de la Résistance et de la Croix de guerre, le général Charles Morel avait reçu en 2001 des mains du président Jacques Chirac les insignes de grand officier de la Légion d’honneur dans la cour d’honneur des Invalides.

PMG

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.