dimanche 25 octobre 2020
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Le syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire) dénonce la partialité d'un rapport parlementaire sur les conséquences du rattachement de la gendarmerie à l'Intérieur, trop favorable à la gendarmerie selon lui, dans une lettre adressée au Premier ministre.

Un syndicat de police dénonce un rapport trop favorable à la gendarmerie

Le syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire) dénonce la partialité d’un rapport parlementaire sur les conséquences du rattachement de la gendarmerie à l’Intérieur, trop favorable à la gendarmerie selon lui, dans une lettre adressée au Premier ministre.Depuis juillet 2009, la gendarmerie, qui dépendait du ministère de la  Défense, a été rattachée au ministère de l’Intérieur. Deux parlementaires avaient été chargés par le Premier ministre d’évaluer les conséquences de ce rattachement et lui ont remis leur rapport le 4 août.
Dans ce courrier daté du 17 août adressé à François Fillon, le secrétaire général du Snop Dominique Achispon, juge ce rapport “partial, incomplet, vecteur d’inexactitudes”, frisant “parfois la caricature” avec des “considérations guidées par une apologie de la Gendarmerie Nationale”. Les deux parlementaires se prononcent notamment pour le maintien du statut militaire des gendarmes, auquel le Snop est opposé, comme d’autres syndicats de police. Ils rejettent également la parité salariale grade par grade entre gendarmes et policiers, réclamée là aussi par de nombreux syndicats de police, estimant qu’un “tel dispositif ne manquerait pas de créer des besoins insupportables”.
Sur le maintien du statut militaire, Dominique Achispon estime que les parlementaire oublient de présenter les arguments militant “en faveur de sa disparition”. Il cite comme exemple, le fait que l’exercice des missions militaires des gendarmes “ne représente que 1,5% du total de ses missions en 2010”.
Le secrétaire général du Snop s’insurge également sur le rejet préconisé de la parité salariale. “Comment en effet justifier qu’un fonctionnaire de police, travaillant au quotidien avec des gendarmes pour l’exercice de missions strictement identiques, ne bénéficie pas d’un même traitement (…)”, s’interroge Dominique Achispon. Il affirme également qu’un gendarme coûte “30% plus cher qu’un policier”. Le secrétaire général du Snop estime également que les associations de gendarmes ont “bénéficié d’une écoute extrêmement attentive”, et en déduit que ce rapport démontre la volonté des gendarmes de préserver “tout à la fois (…) l’ensemble des acquis liés au statut militaire et obtenir les mêmes droits que les policiers nationaux”.

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