vendredi 14 mai 2021
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Un nouveau drame affecte la gendarmerie: un major de 54 ans vient de se donner la mort. Photo d'illustration (D.C L'Essor)
Un nouveau drame affecte la gendarmerie: un major de 54 ans vient de se donner la mort. Photo d'illustration (D.C L'Essor)

Un nouveau suicide dans les rangs de la Gendarmerie

La Gendarmerie se trouve à nouveau endeuillée par le suicide d’un de ses membres. Affecté à la section pédagogie de l’Ecole de Gendarmerie de Tulle, en Corrèze, cet homme de 54 ans, marié et père de 3 enfants, s’est donné la mort le jeudi 4 février.

Son corps sans vie a été retrouvé en Ille-et-Vilaine rapporte l’ANPM Gendarmes & Citoyens sans autres précisions. D’après nos informations, à Rennes.

L’école de Tulle à nouveau endeuillée

Ce major, formé à l’Esog du Mans, a servi à l’EGM 12/3 de Dinard de 1992 à 1999. Il a ensuite effectué une grande partie de sa carrière en Corse où il est resté jusqu’en 2016. Sur l’île de beauté, il a servi dans les brigades de Sartène, de Piedicroce, d’Aleria et de Corte. Il a ensuite été affecté à la communauté de brigades de Brando avant sa prise de fonction au sein de l’école corrézienne. L’établissement subi ainsi un nouveau deuil après le décès, mi-janvier, d’une cadre, des suites d’une longue maladie.

Lire aussi: Une cadre de l’école de gendarmerie de Tulle décède des suites d’une maladie

Troisième suicide dans l’Arme depuis le début de l’année

Ce nouveau drame humain porte à trois le nombre de suicides dans l’Arme depuis le début de l’année. Le 9 janvier, deux gendarmes, une femme et un homme, s’étaient ôtés la vie dans leurs casernes de Lyon et de Toulouse. En 2020, dix gendarmes se sont suicidés. Un chiffre au plus bas sur les dix dernières années d’après la Gendarmerie.

Lire aussi: 2020, une année historiquement basse sur la douloureuse question des suicides

Suicide: qui appeler à l’aide?

En cas de besoin, les gendarmes ont différent dispositifs à leur disposition. Tout d’abord, ils peuvent contacter le réseau d’accompagnement psychologique de l’Institution. Il est composé de 39 psychologues cliniciens implantés en métropole et, depuis 2016, en outre-mer. Les médecins du service de santé des armées peuvent également les assister dans ces moments difficiles.

Par ailleurs, ils peuvent se tourner vers les assistants sociaux des groupements ou les représentants de la concertation qui ont un rôle d’accompagnement et de lanceurs d’alerte. Enfin, le commandement, aux différents échelons hiérarchiques est également susceptibles de les aider.

Hors de l’Institution, différents dispositifs d’écoute existent en cas de crise suicidaire. Ils sont recensés par le ministère des Solidarités et de la Santé sur cette page. Des conseils et des contacts y sont également présents, à destination des familles ou des proches endeuillés par un suicide.

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