jeudi 23 mai 2019
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Un nouveau commandant pour l’Ecole des officiers de la Gendarmerie (Vidéo)

“Officiers, sous-officier, gradés, gendarmes adjoints volontaires, personnels civils de l’école des officiers de la Gendarmerie nationale, de par le président de la République, vous reconnaîtrez désormais pour votre chef le général Boyer ici présent et vous lui  obéirez en tout ce qu’il vous commandera pour le bien du service, l’exécution des règlements militaires, l’observation des lois et le succès des armes de la France.”

Le général de brigade Christophe Boyer a été investi de son commandement de l'EOGN par le général de corps d'armée Thibault Morterol, commandant les écoles de la Gendarmerie nationale (Section multimédia EOGN)
Le général de brigade Christophe Boyer a été investi de son commandement de l’EOGN par le général de corps d’armée Thibault Morterol, commandant les écoles de la Gendarmerie nationale (Section multimédia EOGN)

C’est en prononçant cette rituelle formule d’investiture que le général de corps d’armée Thibault Morterol, commandant les écoles de la Gendarmerie nationale, a remis au général de brigade Christophe Boyer le commandement de l’EOGN mardi 4 septembre.  Il succède pour la deuxième fois à la générale Isabelle Guion de Meritens, nommée à l’inspection générale, puisqu’il avait pris sa suite à la tête de la Gendarmerie maritime.

La place d’armes principale étant occupée par les préparatifs du spectacle “Lumières de la Paix”, commémorant la  Première guerre mondiale, c’est dans le quartier Augereau, sur la place rouge de l’école des officiers de Melun, que s’est déroulée la cérémonie.

Présidée par le général Morterol, la cérémonie a eu lieu en présence en présence des députés Aude Luquet (Modem) et Rodrigue Kokouendo (LREM) et de la sénatrice Colette Melot (Agir) devant lesquels les 342 élèves-officiers (1ère année) et officiers-élèves (deuxième année) étaient rassemblés. L’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG) était représentée par Daniel Cerdan, président de l’union départementale de Paris.

L’EOGN est la quatrième affection à Melun du général Boyer 

Le général Boyer, 53 ans, n’arrive pas en terre inconnue à Melun puisque le commandement de l’EOGN constitue sa quatrième affectation dans cette ville. La première remonte à 1991 lorsque ce Saint-Cyrien, après quatre années dans l’armée de terre, a choisi d’intégrer la Gendarmerie et a suivi le cursus des officiers des armées.
Il y reviendra en 2004 comme commandant en second du groupement  de gendarmerie départementale puis en 2011 comme directeur de l’enseignement de l’EOGN. A cette occasion, il a notamment participé à la mise en place du MBA spécialisé “Management de la sécurité” au sein de l’école d’officiers avant de rejoindre la direction générale  comme chef du bureau de la formation. 

Dans les unités, les gendarmes attendent des chefs

Les officiers-élèves de la promotion "colonel Beltrame" de l'EOGN lors de la cérémonie de prise de commandement de l'école par le général de brigade Christophe Boyer (Section multimédia EOGN)
Les officiers-élèves de la promotion “colonel Beltrame” de l’EOGN lors de la cérémonie de prise de commandement de l’école par le général de brigade Christophe Boyer (Section multimédia EOGN)

A l’EOGN, il n’envisage pas de grands bouleversements mais souhaite “s’inscrire dans une continuité” suivant “les lignes directrices fixées par le directeur général”, le général d’armée Richard Lizurey. Ce dernier veut que l’école de Melun “forme des officiers reconnus comme cadres supérieurs spécialisés dans la sécurité tout en les préparant pour leur premier emploi”, détaille le général Boyer. 

Au delà du “volet pratique”, il s’agit avant tout de permettre aux jeunes officiers d’acquérir un “savoir-être, une éthique et une déontologie”. L’enjeu pour ces jeunes hommes et femmes est de “commander leur personnels dès leur arrivée dans les unités », explique le général Boyer avant de détailler: “En arrivant dans leurs unités, ils ont des gendarmes qui attendent un chef. S’ils peuvent comprendre que, techniquement, certaines compétences viennent avec l’expérience, le style de commandement ne peut attendre.  D’ailleurs le tout début de carrière est révélateur de la façon de commander plus tard”
Matthieu Guyot

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