lundi 21 septembre 2020
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Le député PS de la Haute-Vienne Daniel Boisserie , rapporteur du budget de la Gendarmerie, s’exprime à la veille de l’examen, jeudi après-midi, par l’Assemblée nationale du budget de l’Arme.

Trois questions au député Daniel Boisserie, rapporteur du budget de la Gendarmerie

Daniel BoisserieLe député PS de la Haute-Vienne Daniel Boisserie , rapporteur du budget de la Gendarmerie, s’exprime à la veille de l’examen, jeudi après-midi, par l’Assemblée nationale du budget de l’Arme.

Dans un rapport parlementaire, publié il y a deux ans, il avait dressé un état alarmant de la Gendarmerie. Aujourd’hui il estime que « les crédits sont préservés », assure qu’il est « très offensif » sur le dégel des crédits mis en réserve et salue le « travail considérable » du général Denis Favier, directeur général de la Gendarmerie nationale.

Le député socialiste se montre par ailleurs très critique sur l’« arrêt Matelly » de la Cour européenne des droits de l’homme .

L’Essor : vous aviez dressé il y a deux ans un état des lieux très inquiétant de la Gendarmerie. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Daniel Boisserie : sur certains points, j’ai vraiment été entendu. Sur les moyens, on peut faire observer qu’aujourd’hui les crédits sont préservés et que l’on peut s’en féliciter. A côté de ça, on ne peut pas résoudre tous les problèmes en deux ans, surtout eu égard à la situation actuelle. Il y a aussi des demandes à faire et je suis très offensif sur le reliquat des crédits mis en réserve dont je demande évidemment le dégel. Je demande également que, pour 2015, il y ait au moins une levée partielle de ces crédits dès le début de la gestion pour pouvoir engager au moins les dépenses qui sont totalement indispensables.

L’Essor : quelles sont les urgences du budget 2015 ?

Daniel Boisserie : il y a plusieurs urgences comme les moyens en matériel et en véhicules qui vont être débloqués. C’est très important. Il y a aussi l’augmentation, après la chute considérable des effectifs sous le quinquennat de Sarkozy, soit 7.000 gendarmes en cinq ans, de 160 personnes par an ce qui n’est pas extraordinaire mais qui est très positif . Eu égard à la situation actuelle de l’État, il est très difficile de combler ce trou tout de suite mais il y a incontestablement une inversion de la courbe. On embauche à nouveau des gendarmes.

Le budget lui est préservé avec une petite augmentation. Nous nous sommes employés à plusieurs députés à assurer le dégel des crédits mis en réserve. Je veux aussi rendre un hommage au travail considérable du directeur général de la gendarmerie nationale, le général Denis Favier, qui a beaucoup travaillé. De mon côté, j’ai fait tout mon possible car je sens les besoins en sécurité du pays.

Il y a une augmentation importante des cambriolages, notamment sur ma communauté de communes (Saint-Yriex avec neuf communes en Haute-Vienne, ndlr) où il y a eu des renforts de gendarmerie mobile et des responsables de groupement qui ont parfaitement compris la situation. Avec ce budget, nous sommes sur la bonne voie mais ce n’est pas facile par les temps qui courent.

L’Essor : Quel est votre commentaire de l’« arrêt Matelly » de la Cour européenne de droits de l’homme qui a condamné la France pour son interdiction des syndicats dans l’armée ?

Daniel Boisserie : Aujourd’hui, il y a une certaine concertation dans la Gendarmerie où les sous-officiers peuvent se faire entendre. Je ne comprends pas pourquoi la France devrait s’aligner sur la réglementation européenne. Chaque situation est spécifique à chaque pays. Du côté de la gendarmerie, ça ne va pas si mal. J’espère qu’il y aura un recours et que la CEDH reverra un peu sa façon de voir les choses.

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2 Commentaires

  1. actup

    comment ce député peut t il se permettre de critiquer un officier de la valeur du cl Matelly ?

    CE SONT personnages comme çà qui freinent et entravent l évolution de la gie qui doit vivre avec son temps et non pas à
    l’époque de Napoléon!

  2. Sullet

    Ce sont vraiment des commentaires sur le budget qui noient le poisson. On sait très bien que les crédits d’investissement sont catastrophiques depuis dix ans et le retard a un impact très négatif sur le fonctionnement de la gendarmerie sur le terrain. Pour ce qui concerne l’arrêt Matelly, nos politiques n’ont toujours rien compris en matière de droit d’expression des militaires.

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