jeudi 4 mars 2021
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Pour sa reconversion, Thierry Plader a été aidé par le bureau reconversion de la région Picardie. Une aide précieuse, estime-t-il aujourd’hui avec le recul (Photo; T.Plader).
Pour sa reconversion, Thierry Plader a été aidé par le bureau reconversion de la région Picardie. Une aide précieuse, estime-t-il aujourd’hui avec le recul (Photo; T.Plader).

Thierry Plader: une vie sur les chapeaux de roues

Après dix-sept ans comme gendarme motocycliste, Thierry Plader s’est reconverti en chauffeur de taxi. Un changement radical.

En filigrane dans la vie de Thierry Plader, il y a toujours eu beaucoup de sport. Ce grand fan de football a d’ailleurs bien failli y faire carrière, sélectionné dans un club en deuxième division. Mais son beau-frère, aspirant de Gendarmerie, l’avait déjà “poussé à passer le concours au lieu de bosser à l’usine”. Lorsque le résultat, positif, arrive, son garde-champêtre de père est bien trop attaché à la sécurité de l’emploi pour le laisser faire carrière dans le sport.

Les bonnes années dans la mobile

Thierry Plader intègre donc l’école de Montluçon en 1991, et rejoint ensuite la mobile, à l’escadron 25/2 de Mirande. Toujours aussi sportif, il se retrouve rapidement dans les rangs de l’Equipe légère d’intervention (ELI), ancêtre des pelotons d’intervention actuels. De ses années de mobile, il ne conserve quasiment que des bons souvenirs : “Les déplacements, l’ambiance, la convivialité.” En parallèle, il rejoint l’équipe de France de football de la Gendarmerie.

Il trouve encore du temps pour ses autres passions : la course à pied et la pratique du VTT. Mais cette dernière lui coûtera sa carrière de moniteur sportif au sein de l’escadron. Deux fois sélectionné pour ce stage, il se blesse en effet chaque fois, juste avant, et ne peut le poursuivre. Il a alors 29 ans et son commandant d’escadron lui refuse sa troisième demande en raison de la limite d’âge. “A trois mois près”, regrette-t-il.

Une certaine amertume le pousse alors, après sept ans dans son escadron, à rejoindre la départementale. “Sinon, je serais resté en mobile et je serais prof de sport”, assure-t-il. Picard d’origine, il obtient une affectation à Creil, dans l’Oise. Il n’y reste que deux ans, peu friand du travail de brigadier, et accède à la spécialité motocycliste en 2000. Il s’y épanouit et restera dix-sept ans à la brigade motorisée de Soissons (Aisne).

En parallèle, il pratique le vélo de route et participera, cinq années de suite, aux championnats de France de cyclisme de la Gendarmerie, auxquels accèdent “les 10 meilleurs de chaque région”.

Un nouveau départ

Finalement, il sent qu’il est temps pour lui de prendre un nouveau départ. “Les mentalités d’aujourd’hui, les nouvelles directives que l’on nous donnait m’ont poussé à chercher autre chose”, explique-t-il, estimant que “la Gendarmerie a beaucoup changé. Désormais, c’est de la répression à outrance, alors qu’avant, il y avait aussi de la prévention”.

L’un de ses amis, déjà taxi, “avait une licence à vendre. Il m’a dit : Toi qui roules tous les jours, tente l’aventure. Il n’y aura que quatre roues au lieu de deux”, se souvient-il, amusé.

Thierry Plader décide de se lancer. Il est accompagné dans son projet par le bureau reconversion de la région Picardie, et notamment une officière, “auparavant dans les Ressources humaines dans le privé. Elle a été très consciencieuse et professionnelle”.

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Désormais à la tête de sa structure, il est son propre patron, une nouveauté pour ce militaire ravi de sa reconversion, même s’il ne “regrette pas (sa) carrière en Gendarmerie”.

Bien qu’il passe ses journées sur les routes, il n’a, depuis deux ans, reçu aucun procès-verbal. Son secret ? “Je ne commets aucune infraction et, comme je travaille sur mon ancien secteur, je sais où sont les radars”, plaisante-t-il !

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