lundi 28 septembre 2020
Accueil / Vie des personnels / Survols de centrales par des drones : des systèmes de détection à la disposition des gendarmes
Centrale nucléaire du Tricastin
Centrale nucléaire du Tricastin (Illustration).

Survols de centrales par des drones : des systèmes de détection à la disposition des gendarmes

Des radiogoniomètres militaires ont été mis à la disposition des gendarmes chargés de protéger les centrales nucléaires françaises afin de tenter de surprendre les personnes pilotant les drones qui les survolent depuis début octobre.

Ces appareils de mesure, inventés dans les années trente, permettent de détecter le point d’origine d’une émission radio et pourraient permettre de remonter jusqu’aux personnes qui télécommandent les petits engins, certains très légers, qui ont été vus survolant à une quinzaine de reprises des centrales dans plusieurs régions. Certains modèles de drones sont toutefois programmables à l’avance, ralliant un à un une série de points GPS, et, n’étant pas télécommandés, ne seront pas détectables avec des radiogoniomètres.

Intervenant mercredi à l’Assemblée nationale, la ministre de l’Écologie Ségolène Royal a affirmé que “le gouvernement et les responsables des installations nucléaires ont mis en place tous les moyens pour protéger nos installations nucléaires (…). Nous ne laisserons pas mettre en cause leur crédibilité”. Depuis le début du mois d’octobre, une quinzaine de centrales ont été survolées.

Lundi, un nouveau vol a été détecté au-dessus de l’ancien réacteur Superphénix de Creys-Malville (Isère), en cours de démantèlement. Dimanche, un drone a volé au-dessus de la centrale de Dampierre-en-Burly (Loiret) pour la deuxième fois en deux jours. Certains jours, comme par exemple le 31 octobre, cinq centrales ont été simultanément survolées, laissant penser que ces survols sont une action coordonnée de personnes qui n’ont pour l’instant pas été identifiées.

Elles risquent, en enfreignant l’interdiction de survol des installations nucléaires, un an de prison et 75.000 euros d’amende.

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *