mercredi 28 octobre 2020
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Le général d'armée Denis Favier, Directeur général de la Gendarmerie nationale (BALSAMO - SIRPA Gendarmerie)
Le général d'armée Denis Favier, Directeur général de la Gendarmerie nationale (BALSAMO - SIRPA Gendarmerie)

Situation budgétaire difficile : le DGGN réclame un “signe positif” pour la Gendarmerie

La Gendarmerie peine à payer ses loyers, son essence ou à renouveler son parc automobile, a affirmé récemment le directeur général Denis Favier devant les députés de la commission de la Défense à l’Assemblée. Le DGGN réclame de l’aide face à cette “situation difficile”.

“Depuis plusieurs années, la Gendarmerie connaît une profonde mutation au cours de laquelle elle a su préserver ses valeurs de cohésion et d’esprit de corps”, a déclaré le général Favier lors de son audition le 16 octobre dans le cadre du projet de loi de finances 2014, selon le compte-rendu officiel.

“La Gendarmerie a été malmenée”

Mais “si elle a su conserver ce qui fait son essence”, dit le général Favier, elle “présente aussi des fragilités qu’il faut mesurer avec lucidité”. Il a évoqué “une période de dix  ans de réformes” sur fond d'”impératif de réduction des dépenses”. “La Gendarmerie a atteint un seuil”, tranche-t-il ensuite. “En matière de personnel, elle a été malmenée par la RGPP (révision générale des politiques publiques du précédent gouvernement), avec une baisse de 6.700 effectifs entre 2008 et 2012”.

“Cette situation a cessé”, selon lui, et “une hausse du plafond d’emploi commence désormais à compenser ces pertes”, mais pour ce qui est des moyens, poursuit le DGGN, les indicateurs sont au rouge. La “capacité à renouveler les équipements a été réduite de moitié depuis 2007”, dit le général, et ces “difficultés sont amplifiées par les divers gels et surgels en cours d’année qui remettent en cause la capacité à soutenir l’action”.

“Il manque 16 millions d’euros”

“Nous sommes dans une situation difficile”, admet-il, indiquant qu'”aucune commande de véhicules n’a pu être passée” ni d’ordinateurs. Difficulté aussi “pour assurer les paiements (…) incontournables” comme “les dépenses d’énergie pour lesquelles il manque aujourd’hui 16 millions d’euros.”

“Pour continuer d’assurer le bon fonctionnement des unités, je serai conduit à reporter le paiement des loyers aux collectivités locales”. “La levée de la mise en réserve est donc absolument nécessaire”, implore-t-il, mais “ne réglera pas toutes les difficultés”. , Et de citer l’exemple du budget carburants des véhicules qui ne peut être abondé.

“Ces difficultés sont bien perçues et toutes les énergies, dont celle du ministre de l’Intérieur notamment, sont mobilisées pour obtenir le dégel des crédits, car cela est urgent”, poursuit le DGGN. Il réclame “un signe positif”.

Il y a toutefois une lueur d’espoir, selon lui: le “budget 2014” est “responsable et cohérent”. Il promet “modernisation” et recrutement de personnels.

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Un commentaire

  1. pouchoulou

    — Depuis plusieurs années (retraité depuis treize ans après + 30 ans service actif et 3 ans réserve) je m’étais aperçu de cette décadence voulue ou non de nos pouvoirs publics. C’est avec tristesse que je m’aperçois que cette arme qu’est la gendarmerie se dégrade au profit de la police qui ne fait qu’accumuler que les bourdes…. Triste, triste France qui doucement prend le chemin du déclin.

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