mercredi 30 septembre 2020
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Tribunal de grande instance de Paris. (Illustration/MG/L'Essor).

Quatre hommes, dont deux gendarmes, arrêtés pour une arnaque aux ventes judiciaires

Quatre hommes, dont deux gendarmes, soupçonnés d’avoir participé à une escroquerie via de fausses ventes judiciaires, ont été arrêtés cette semaine et déférés jeudi devant la justice pour de possibles mises en examen, a-t-on appris de sources concordantes.

A l’origine de l’affaire, deux hommes avaient porté plainte en affirmant qu’un escroc leur avait fait miroiter de belles affaires immobilières sur des biens saisis par la justice, à condition de lui remettre une partie de la transaction en liquide.

Selon la plainte déposée fin avril 2015, des rendez-vous auraient été organisés aux palais de justice de Paris et de Bobigny entre l’intermédiaire accusé d’être un escroc, des vendeurs et des hommes présentés comme des avocats. Dans la plainte, l’une des deux victimes présumées dit avoir investi plus de 300.000 euros dans une transaction et avoir versé 10% en espèces à l’intermédiaire. Mais les ventes n’auraient pas eu lieu et les sommes versées ont disparu, affirment les deux plaignants qui situent les faits en 2012 et 2013 et disent avoir découvert par la suite que des gendarmes jouaient le rôle d’avocats lors des rendez-vous.

Parmi les quatre personnes arrêtées figurent deux escrocs présumés et deux gendarmes, âgés de 46 et 49 ans, à l’époque en poste à la section de recherches (SR) de Paris. L’un d’eux, un lieutenant, a été arrêté mardi à Grasse (Alpes-Maritimes), où il est désormais en poste. L’autre est toujours major à la SR de Paris.

Le parquet de Paris a ouvert jeudi une information judiciaire pour abus de confiance, faux en écriture publique et usurpation de titre. Il a requis le placement en détention provisoire des quatre hommes, a indiqué une source judiciaire.

A l’appui de la plainte figurait un enregistrement daté de début 2013. On y entend l’un des plaignants et un homme, présenté comme un gendarme de la section de recherches de Paris. Ce dernier reconnaît que des collègues se sont déguisés en avocats, portant la robe, pour participer à des discussions sur des ventes aux palais de justice de Paris et de Bobigny. Mais le gendarme explique sur cette bande qu’il s’agissait d’opérations d’infiltrations pour approcher de possibles voyous. Rien à voir avec une participation à une escroquerie, ajoute-t-il, se disant serein en cas d’enquête.

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