samedi 31 octobre 2020
Accueil / Vie des personnels / Promotion des femmes au ministère de l’Intérieur : pas de quota pour la Gendarmerie
Isabelle Guion de Méritens, première femme générale de Gendarmerie (Photo Matthieu Guyot l'Essor)
Isabelle Guion de Méritens, première femme générale de Gendarmerie (Photo Matthieu Guyot l'Essor)

Promotion des femmes au ministère de l’Intérieur : pas de quota pour la Gendarmerie

Les femmes ont passé les mêmes concours que les hommes mais restent encore sous-représentées aux postes-clés du ministère de l’Intérieur qui, sous la menace du couperet de la loi, a mis en place le programme Ariane, pour favoriser l’ascension hiérarchique des plus prometteuses.

Dans l’enceinte du Fort de Charenton, une dizaine de femmes issues des quatre corps du ministère (Police, Gendarmerie, corps préfectoral, sécurité civile), toutes choisies par leur hiérarchie en raison de leur “haut potentiel”, sont coachées chaque année pour aller encore plus loin dans leur carrière. “Le programme Ariane vise à créer un vivier de 75 femmes à haut potentiel d’ici 2018”, explique Jean-Martin Jaspers, directeur du Centre de Hautes études du ministère de l’Intérieur (CHEMI) à l’origine de cette formation, découpée en quatre séminaires thématiques d’une journée.

1,2% de femmes en Gendarmerie

Le ministère est poussé à agir sous la menace de la loi Sauvadet du 12 mars 2012, qui impose depuis le 1er janvier que les nominations dans l’encadrement dans la fonction publique soient pourvues par au moins 20% de femmes, puis 30% en 2015 et finalement 40% selon les engagements du gouvernement. En revanche, les quotas ne s’appliqueront pas à la Gendarmerie.

“Les forces de l’ordre doivent être à l’image de la société. Ce qui implique d’accroître la place des femmes et la diversité du recrutement. A tous les niveaux hiérarchiques. C’est cela une institution moderne”, avait rappelé le ministre de l’Intérieur Manuel Valls fin septembre dans son discours aux forces de l’ordre.

Les femmes restent largement sous-représentées dans tous les postes à responsabilité, avec une incidence variable selon que l’on se situe au sein du corps préfectoral (15,1%), de la Police nationale (21,8%) de la Gendarmerie nationale (1,2%) ou de la sécurité civile (2,5% d’officiers féminins sapeurs-pompiers).

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