lundi 21 septembre 2020
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Un gendarme du GIGN lors d'une démonstration au camp de Beynes (Photo M. Guyot/Essor).

Plan antiterroriste : sept nouvelles antennes du GIGN et du Raid, les effectifs de “l’antigang” doublés

Quatre nouvelles antennes du GIGN et trois du Raid seront créées en province et outre-mer et les effectifs de “l’antigang” doublés afin que ces unités d’élite des forces de l’ordre puissent faire face à un “attentat de masse”, a annoncé mardi le ministre de l’Intérieur. En cas de crise grave ou d’attaque d’envergure, les traditionnelles zones de compétences qui créent des frontières dans l’intervention des gendarmes et des policiers seront par ailleurs suspendues.

Ces annonces ont été faites par Bernard Cazeneuve en présentant au ministère le nouveau “schéma d’intervention” destiné à coordonner l’action des unités d’élite à la lumière des attentats de 2015. “L’heure n’est pas à la concurrence des forces, mais a l’unité”, a expliqué le ministre.

“Face à des ennemis déterminés à nous frapper en provoquant le plus de dommages possibles, sans volonté de négocier et dont la propre mort fait partie de la philosophie, de la stratégie, nous avons besoin de forces performantes (…) qui travaillent les unes avec les autres et qui poursuivent les mêmes objectifs”, a-t-il affirmé. Le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) et les policiers du Raid doivent pouvoir “intervenir sans délai”, a-t-il ajouté, en faisant abstraction de l’habituel partage du territoire entre policiers et gendarmes, les premiers en ville, les seconds en milieu rural et péri-urbain.

“En cas de tuerie de masse, c’est durant les premières minutes que les terroristes font le plus grand nombre de victimes”, a souligné le ministre de l’Intérieur. “Nous devons donc réagir le plus rapidement possible, comme nous devons constamment anticiper l’éventualité d’une telle attaque”, a-t-il dit, évoquant la “guerre du temps qu’implique désormais toute riposte antiterroriste”.

Trois nouvelles antennes du Raid seront implantées à Toulouse, Montpellier et Nancy, et quatre du GIGN à Nantes, Reims, Tours et Mayotte. Les effectifs de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), “l’antigang” de la préfecture de police de Paris qui compte un peu plus de 100 hommes actuellement, seront doublés.

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