samedi 17 avril 2021
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Illustration (SD/L'Essor).

Oral du concours de sous-officier: le fond et la forme

Autre pilier de la phase d’admission du concours de sous-officier de Gendarmerie, l’épreuve orale est sans doute l’une des plus déterminantes. Lors de cet entretien avec un jury, la tenue et l’attitude comptent autant que les propos du candidat. Une épreuve à préparer donc sur le fond, comme sur la forme.

Tous ceux que nous avons interrogés vous le diront: pour l’oral du concours, l’apparence compte beaucoup. Une partie de l’épreuve se joue donc au moment du choix des habits et lors de sa présentation au jury.

“Pour le concours externe de sous-officier, ce n’est pas la peine de venir en smoking”, précise Hugo. Ce correcteur, qui recommande néanmoins “le port de la chemise et, pourquoi pas, d’une veste. Il faut être élégant sans être ampoulé”. Le même conseille de réduire au maximum les bijoux fantaisie, de ne pas avoir de tatouages apparents. Les hommes doivent se raser de près ou, à défaut, avoir la barbe bien taillée.

Lire aussi: Les différentes épreuves du concours de sous-officier

“Tout ce qui peut faire la différence joue” pour l’oral du concours

Gabriel, un gendarme commandant d’unité et jury d’oral de concours, rappelle que “c’est comme un entretien d’embauche. On va choisir parmi l’ensemble des candidats qui vont se présenter. Tout ce qui peut faire la différence joue”.

Cette exigence sur la tenue s’étend aux gendarmes adjoints volontaires qui passent le concours interne. “L’uniforme doit être impeccable et repassé. Ils sont face à un gradé supérieur et un officier, précise notre gendarme. Ils doivent s’adresser à eux dans les règles.”

Pour l’épreuve elle-même, le candidat externe a dix minutes pour préparer un sujet tiré au sort. “Le plus simple est de rédiger au brouillon une accroche, une phrase qui dégage une problématique, avec l’annonce d’un plan logique en deux parties, au format avantage/inconvénient ou oui/mais, et, enfin, une phrase de conclusion”, explique François Lavedan, auteur d’un livre pour se préparer au concours de sous-officier.

Avec ce canevas rassurant, le candidat peut faire son exposé avant de présenter son parcours scolaire, ses expériences professionnelles, associatives ou sportives.

Identifier ses expériences utiles en Gendarmerie

“Il ne faut pas faire un inventaire exhaustif des différents stages effectués, mais plutôt identifier des expériences utiles en Gendarmerie”, précise François Lavedan. Même des expériences éloignées peuvent être mises en valeur. “Par exemple, avoir travaillé dans un fast-food montre qu’on a l’esprit d’équipe, qu’on est autonome dans ses missions et qu’on est à l’aise avec le public.”

Les candidats internes sont souvent préparés à cette épreuve au sein de leur unité. Léa, une ancienne GAV, donne un petit conseil pour ne pas être impressionné le jour de l’oral: “On a des officiers partout dans les brigades. Il ne faut pas hésiter à les solliciter. Pour ma part, j’ai demandé au capitaine de ma compagnie de me faire un oral blanc. Il m’a donné des conseils précieux et m’a préparée et briefée sur les questions, les pièges, la tenue et l’attitude. C’est important parce que, le jour de l’oral, il faut être à l’aise et sûr de ce que l’on dit.”

Plus d’infos sur le concours de sous-officier à retrouver dans notre dossier spécial recrutement dans votre magazine L’Essor de la Gendarmerie n°551 (mars 2021).

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