mercredi 30 septembre 2020
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Assemblée nationale
L'Assemblée nationale (Photo d'illustration L'Essor).

Noël Mamère nommé président de la commission d’enquête à l’Assemblée sur le maintien de l’ordre

Le député Noël Mamère a été nommé jeudi président de la commission d’enquête sur le maintien de l’ordre dans les manifestations, qui avait été demandée par les écologistes après la mort de Rémi Fraisse à Sivens , a-t-on appris de source parlementaire.

Cette commission, créée par l’Assemblée début décembre et qui devrait avoir achevé ses travaux fin mai 2015, a pour rapporteur le socialiste Pascal Popelin. Il s’agit de “faire plus qu’un tour d’horizon”, en allant “fouiller” ce que doivent être les modalités de maintien de l’ordre “dans une démocratie”, a indiqué Noël Mamère à la presse.

“Si cette commission d’enquête peut contribuer à ce que le maintien de l’ordre soit conduit de manière telle qu’on n’aboutisse pas à des catastrophes comme celle que que l’on a connu avec la mort de Vital Michalon à Creys-Malville (en 1977) ou plus récemment avec la mort de Rémi Fraisse à Sivens, ou à des personnes énucléées par des tirs de flash balls (…) nous aurons fait notre travail”, considère cet élu écologiste (ex-EELV), qui avait lancé après la mort du manifestant sur le chantier du Tarn: “On ne construit pas un barrage sur un cadavre”.

La commission ne pourra cependant pas enquêter sur les circonstances du décès de Rémi Fraisse, n’ayant pas le droit de s’intéresser à des faits faisant l’objet d’une information judiciaire.

Une commission de trente membres

Dans un communiqué, l’UMP Guillaume Larrivé a indiqué avoir “accepté d’être vice-président (de la commission) afin de défendre une conception républicaine, rigoureuse et efficace de l’ordre public”. Le député de l’Yonne, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, “n’accepte pas que les gendarmes et les policiers soient injustement mis en cause”.

La commission compte trois autres vice-présidents: Philippe Doucet (PS), Philippe Folliot (UDI, élu du Tarn) et Clotilde Valter (PS).

Sur ce “sujet très important”, selon Noël Mamère, la commission de trente membres au total mènera de multiples auditions “d’experts, d’anciens préfets, d’anciens policiers, de policiers en exercice, d’organisateurs de manifestations”.

“Il faudra que l’on regarde ce qui se passe dans d’autres pays de l’Union européenne”, a ajouté le député-maire de Bègles (Gironde). A l’issue de ses travaux, la commission apportera “des propositions”, s’est-il engagé, car “le législateur est là pour faire évoluer le droit”.

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Un commentaire

  1. Avec Noël Mamère, les casseurs ont gagné une seconde fois après l’interdiction des grenades OF

    Mais quelle mouche a donc piqué l’Assemblée nationale ?
    Hier, Noël Mamère a été nommé président de la commission d’enquête sur le maintien de l’ordre, suite à l’affaire de Sivens.

    Le maintien de l’ordre public est un domaine où la France excelle et c’est sur ce sujet que l’Assemblée nationale crée une commission d’enquête pour faire plaisir aux verts. Il n’y a donc pas de plus graves préoccupations dans notre pays actuellement ?

    Nommer Noël Mamère, l’extrême vert, le pourfendeur du droit, de la règle, de l’ordre, à cette fonction, il fallait oser. Et bien, ils l’ont fait. Le même Noël Mamère qui ne sait plus comment se rendre intéressant, au point de traiter il y a un peu plus d’un an le président Mauritanien de trafiquant de drogue, avant de piteusement se rétracter et s’excuser publiquement faute de preuve, une fois la justice mise en route.
    Cette défiance, à priori, vis a vis des forces de l’ordre de la part de représentants du peuple est peut-être ce qu’il y a encore de plus grave. Ces mêmes troupes sont pourtant le dernier rempart garantissant le fonctionnement des institutions, dont l’assemblée nationale, ne l’oublions pas. Si ces mêmes forces se défient elle-même des institutions, c’est le désastre assuré.

    Que cherche-t-on ? À désorganiser, immobiliser, paralyser les forces de l’ordre alors que nous allons vers une société où l’on s’attend à des affrontements de plus en plus violents ? Qui y a intérêt ?

    Il reste un dernier espoir. Celui de voir la justice, qui ne s’est pas encore prononcée sur cet événement, dire qu’il n’y a pas eu de faute commise par la gendarmerie à Sivens et qu’il s’agit d’un accident malheureux, Cette commission d’enquête n’aurait alors plus beaucoup de sens…mais le mal serait fait.

    Dans le cas contraire, si la justice estimait malgré tout, que la gendarmerie était coupable du non respect de la loi et/ou du code de la défense, ce serait un désastre pour le moral des forces chargées du maintien de l’ordre dans notre pays qui ne sauraient plus à quel saint se vouer. Les casseurs auraient alors gagné une troisième fois.

    Haut les coeurs.

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