mercredi 28 octobre 2020
Accueil / Vie des personnels / Manuel Valls souhaite une réforme des services d’intervention
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le directeur de cabinet adjoint du président de la République Alain Zabulon et le DGGN Jacques Mignaux passent en revue les troupes lors de l'hommage aux deux gendarmes tuées à Collobrières (Photo Matthieu GUYOT/Essor)
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le directeur de cabinet adjoint du président de la République Alain Zabulon et le DGGN Jacques Mignaux passent en revue les troupes lors de l'hommage aux deux gendarmes tuées à Collobrières (Photo Matthieu GUYOT/Essor)

Manuel Valls souhaite une réforme des services d’intervention

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a déclaré mardi qu’il souhaitait réformer les services d’intervention de la police et de la gendarmerie, afin notamment de restaurer le lien de confiance avec la population, mis à mal par des affaires comme celle de la BAC nord de Marseille.

Plusieurs représentants des Brigades anti-criminalité (BAC) et des Pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) se sont réunis mardi à Paris à l’occasion des premiers “Rendez-vous de la Sécurité” organisés par le ministère.

“La recherche des flagrants délits doit demeurer votre cœur de métier”, a reconnu Manuel Valls lors du discours de clôture, tout en affirmant qu’il fallait “faire évoluer les missions”. “Vos compétences, votre technicité” doivent être “exploitées, optimisées et coordonnées avec d’autres services” comme la police judiciaire, a expliqué le ministre, qui souhaite notamment que “les BAC et les PSIG s’investissent pleinement dans le recueil et le partage du renseignement opérationnel”.Selon lui, cette diversification constitue “l’une des clés pour faire reculer durablement la délinquance”.

Estimant que les échanges de mardi avaient été “fructueux” tant sur la définition des missions que sur la formation, le recrutement, les contacts avec la population ou encore l’équipement et les moyens d’intervention, il a précisé qu’il attendait “les propositions” des participants. Le ministère devrait exploiter ces réponses “dans les prochains jours”.

Les policiers affectés dans les BAC ne peuvent y exercer actuellement plus de neuf ans. Certains demandent une modification de cette durée. “Nous ne devons pas nous enfermer sur la question de la durée: est-ce que c’est six ans, neuf ans ou davantage?”

Pour Manuel Valls en effet, “c’est moins le problème de la durée que de l’évolution de chacun, (…) de l’encadrement, du rôle de la hiérarchie.” D’après le responsable gouvernemental, il est aussi important que les agents des BAC puissent quitter parfois ces services d’intervention “pour mieux y revenir”, avec une expérience enrichie. En France, les BAC comptent quelque 5.635 agents (Paris et province). Un effectif comparable à celui des PSIG (6.375).

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