dimanche 27 septembre 2020
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Le gendarme retrouvé mort dans son logement avait 35 ans.
Le gendarme retrouvé mort dans son logement avait 35 ans. (Illustration - LP/L'Essor)

Manche: un gendarme se suicide dans son logement

Un gendarme de 35 ans a été retrouvé mort mardi 18 août dans son logement de fonction à la brigade de proximité de Tessy-Bocage dans la Manche. Les premières constatations tendraient à privilégier la piste du suicide. Olivier D. venait d’arriver dans le département normand où il avait été affecté au mois de mai.

Le groupement de gendarmerie de la Manche a annoncé la triste nouvelle mercredi sur les réseaux sociaux.

LES GENDARMES DE LA MANCHE PLEURENT LEUR CAMARADE. Olivier avait 35 ans, il venait de passer huit années au premier…

Publiée par Gendarmerie de la Manche sur Mercredi 19 août 2020

Officiellement célibataire et sans enfant, le trentenaire se serait donné la mort avec son arme de service indique France Bleu Cotentin.

Lire aussi: Un gendarme de 36 ans se suicide en Isère

Avant de rejoindre la Manche, le militaire avait servi huit années au sein de la Garde républicaine. Et plus précisément son prestigieux 1er régiment d’infanterie. Une unité qui a notamment la charge de la protection de la présidence de la République. Tout comme ses camarades manchois, les anciens collègues franciliens du gendarme Olivier D. ont partagé leur émotion et leur incompréhension de ce geste. Il était d’ailleurs décrit comme quelqu’un d’heureux dans son travail, toujours serviable et souriant. Si la thèse du suicide se confirme, il s’agirait du quatrième gendarme à se donner la mort depuis le début de l’année.

Toute l’équipe de L’Essor de la Gendarmerie s’associe à la peine des proches et des camarades du gendarme Olivier D. et lui rend hommage.

Suicide: qui appeler à l’aide?

En cas de besoin, les gendarmes ont différent dispositifs à leur disposition. Tout d’abord, ils peuvent contacter le réseau d’accompagnement psychologique de l’Institution. Il est composé de 39 psychologues cliniciens implantés en métropole et, depuis 2016, en outre-mer. Les médecins du service de santé des armées peuvent également les assister dans ces moments difficiles.

Par ailleurs, ils peuvent se tourner vers les assistants sociaux des groupements ou les représentants de la concertation qui ont un rôle d’accompagnement et de lanceurs d’alerte. Enfin, le commandement, aux différents échelons hiérarchiques est également susceptibles de les aider.

Hors de l’Institution, différents dispositifs d’écoute existent en cas de crise suicidaire. Ils sont recensés par le ministère des Solidarités et de la Santé sur cette page. Des conseils et des contacts y sont également présents, à destination des familles ou des proches endeuillés par un suicide.

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