mercredi 28 octobre 2020
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Véhicule Gendarmerie (Photo M. Guyot/Essor)
Véhicule Gendarmerie (Photo M. Guyot/Essor)

Limoges : un gendarme se suicide avec son arme de service

Un gendarme s’est suicidé lundi avec son arme  de service dans son logement de fonction d’une caserne de Limoges, a-t-on  appris mardi auprès du service de communication de la région de gendarmerie du
Limousin.

Deux collègues gendarmes qui devaient partir en mission avec le gendarme de  34 ans ont découvert son corps sans vie.  Il n’a pas été précisé si le gendarme, originaire de Brive et membre du  peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG), avait laissé un message expliquant son geste.

Le Parquet de Limoges a ordonné l’ouverture d’une enquête.  Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est dit lundi déterminé à “améliorer les conditions de travail des policiers”, au lendemain du suicide
avec son arme de service d’un policier en région parisienne, qui avait évoqué dans un message radio son “métier difficile”.

En 2014, 55 policiers se sont donné la mort, tandis que la Gendarmerie a enregistré plus de trente suicides dans ses rangs. La plupart de ces suicides sont commis avec des armes de service.

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4 Commentaires

  1. lanoute

    Quand votre hiérarchie aura compris le malaise aigu des personnels un grand pas sera franchi et le burn out évité. RIP condoléances à sa famille à tous ses proches et à toute la gendarmerie. Paramicalement

  2. Braido

    Quand les délinquants auront moins de droits que les forces de l’ordre et que pour le gouvernement français la parole d’un petit branleur de banlieue sera moins, voir égale à celle des fonctionnaires !
    Alors, peut-être que la police ou la gendarmerie aura le respect des citoyens de notre pays. Mais surtout, on devient fonctionnaire de police ou de gendarmerie par vocation et par respect pour notre pays.
    Vous, les politiques, ne les laissez pas tomber, il faut soutenir ces Hommes et ces Femmes qui œuvrent pour notre sécurité !

  3. RIVIERE

    J’ai quitté la gendarmerie après 25 ans car je ne pouvais plus supporter la pression hiérarchique incompréhensible, mesquine, déloyale et intolérable du CEDSR.
    J’étais au bord du suicide et heureusement pour moi, j’ai trouvé une porte de sortie.
    Je sers de nouveau l’état dans une nouvelle administration et ma vie a pris un autre tournant.
    Je suis triste pour mon collègue même si je ne connais pas la raison de son acte mais je peux en mesurer l’origine et ses conséquences.
    Ce qui peut paraître anodin pour l’entourage prend une dimension dramatique notamment quand il y a cumul et malheureusement:
    – d’une part la gendarmerie ne s’est pas doté quoi qu’on puisse en dire d’un outil pour déceler le désarroi d’un de ses personnels,
    – d’autre part sa culture la conduit à isoler le personnel qui faiblit.

  4. MALFIONE James

    Comme l’écrit si bien “Rivière”, lorsque l’on doit supporter des contraintes sans limites “enrobées” de mesquinerie, de raillerie parfois, d’incompréhension et d’indifférence alors là, il s’agit de prendre la bonne décision et de frapper à une autre porte.
    Ce que j’ai fait un certain jour d’Octobre 1984 après 22 ans de service; j’ai préféré prendre la sortie pour deux Administrations d’Etat, une militaire (AERM/ALAT) et l’autre civile………………Je n’ai jamais regretté ma décision et je suis en retraite de ma dernière Administration (DDE 26) depuis plus de 14 ans.
    Paix à ton âme mon camarade et mes condoléances les plus attristées à tous tes proches !!

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